Hernani – Victor Hugo

V.O : Hernani

272 pages aux éditions Larousse, petits classique.

                              ● Synopsis :

 Tout s’est éteint, flambeaux et musique de fête.

Rien que la nuit et nous ! Félicité parfaite !
Dis, ne le crois-tu pas ? Sur nous, tout en dormant,
La nature à demi veille amoureusement.
La lutte est seule aux cieux, qui comme nous repose,
Et respire avec nous l’air embaumé de rose ! Regarde : plus de feux, plus de bruit. Tout se tait.
La lune tout à l’heure à l’horizon montait, Tandis que tu parlais, sa lumière qui tremble
Et ta voix, toutes deux m’allaient an coeur ensemble ;
Je me sentais joyeuse et calme, ô mon amant !
Et j’aurais bien voulu mourir en ce moment.

(Acte V, scène 3)
7
                              ● Mon Avis :
Ma PAL avait besoin d’une diminution de toute urgence ! Plutôt que de faire la fine bouche, je pioche au hasard … Et tombe sur cette pièce de théâtre. Ayant été traumatisée – Non le mot n’est pas un peu fort ! – avec ce genre littéraire au collège j’avais une assez grosse appréhension … Et puis finalement non. Le périple s’est à peu près bien passer – ouf ! – et mon avis est plustôt favorable – ô miracle ! -.
Nous allons commencer par les points positifs – toujours être optimiste TOUJOURS ! – : la fluidité de l’histoire. En effet le thème abordé n’étant pas des plus nouveau, l’histoire se lit tout de même avec une grande légèreté. Dès les premières lignes nous entrons au coeur de l’action enfin ici, plutôt d’un mensonge.
Dona Sol notre jeune-belle-intelligente-amoureuse-richissime-convoitée jeune femme, entretient une relation secrète avec Hernani, et cela pour deux raisons : 1) elle doit se marier avec son oncle Ruy et 2) Hernani est un vilain brigand recherché. Mais, pendant leur entretient top secret, un individus se cache dans l’armoire pour les épier car lui-même est éprit de Dona Sol. Mais c’est à ce moment là que l’oncle décide d’entrer dans la chambre … Et s’ensuive sans jamais se ressembler les actions rapprochant et éloignant les deux amants Hernani et la belle Dona Sol – amant à l’époque signifiait aimé et aime en retour -.
Continuons donc avec les bons points après cette courte récapitulation de l’histoire : le vocabulaire de Hugo est tout simplement époustouflant ! Il manie les Alexandrins ces vers les plus complexes à faire avec une facilité surprenante. Le langage des personnages est parfois un peu compliqué – cela du à l’époque – mais reste tout à fait à notre portée. J’ai aussi bien aimé les dénonciation faites par Hugo dans ce livre : l’abus de la condition des rois, et bien sur de la condition de la femme. Dans Hernani le roi Don Carlos use et surtout abuse de son pouvoir pour parvenir à toutes sortes de fin : voler Dona Sol à Hernani, être élu Empereur d’Espagne par le sang et l’achat des voix … tout cela est très subtil mais en refermant le livre nous en sommes conscient. Il critique donc la condition des femmes : Dona Sol n’a comment dire … jamais son mot à dire pour sa vie future. Elle doit être mariée à un homme trois fois plus vieux quelle, le roi la veux sans lui demander son avis etc. Elle n’est qu’un objet parmi tant d’autre.
Quelques petits points négatifs : Les stéréotypes de cette histoire. Tous les hommes « politiques » semblent corrompus, pourtant que ce soit au siècle de l’auteur ou même du notre, pas tous le sont il reste quelques irréductibles petits politiciens encore normaux. Et toutes les femmes qui sont généralement la source du problème sont toutes belles à mourir, jeune etc … Un peu de changement ne ferait de mal à personne ! Second point négatif : le sort funeste de cette histoire. Après toutes les pièces lus de force , aucune – oui aucune ! – n’a jamais finit bien, je ne dis pas ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfant mais une fin normale … Non jamais. SPOILER ! Ils meurent les jolis héros à la fin. FIN SPOILER. 
Vous l’aurez compris, j’ai bien aimé cette pièce. Les points négatif ne sont qu’un détail quand nous sommes dans cette histoire. Elle entraîne, elle fascine et j’ai eu beaucoup de mal à lâcher Hernani . Je compte bientôt lire les trois énooooormes pavés des Misérables et cette lecture me réconforte et me relie au style de l’auteur. Ha le romantisme !
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