L’enfant plume – Janine Teisson

V.O : L’enfant plume

168 pages aux éditions J’ai Lu

                              ● Synopsis :

Elle a pris un ciseau, elle a fait sauter des copeaux de sa chair Puis, avec une gouge elle a raclé ce qui restait, épointé les coudes, décharné les doigts, dégagé les clavicules. Elle a fait d’elle un Giacometti qui s’élance et marche sans répit pour ne pas tomber.  » Quinze ans, trente et un kilos. Elle ne veut plus manger. Elle est devenue anorexique. Il y a mille façons de faire du mal à ceux qui vous aiment, et elle a choisi la meilleure. Cible privilégiée d’une révolte adolescente, témoin impuissant de ce lent, mais inexorable renoncement, sa mère tire de cette aventure un magnifique chef d’oeuvre de tendresse, de compréhension et d’amour.

                              ● Mon Avis :

Mon tout premier livre de Janine Teisson et c’est une petite réussite. J’avais acheter ce bouquin pour mon AID – Activités Inter-Disciplinaires – sur un sujet malheureux : l’anorexie. Ne l’ayant pas utiliser je l’ai mis longtemps de côté et je l’ai ressortis d’un coup !

L’écriture de ce récit : Ecris à la première personne du singulier, mais  » elle  » – sa fille – est bien plus utiliser. C’est comme un genre de jeu de rôle : elle fait si, je fais ça etc. J’ai été conquise par la plume de Mme Teisson : Frappante, mais sous cette dureté apparente, parfois même sous une méchanceté, une brutalité se cache l’amour d’une mère pour sa fille. Je dirais même que ce roman a deux parties : L’une prend plus du 3/4 du livres, l’autre que quelque pages, je m’explique : Il y a le récit de la douleur de sa fille ainsi que ce que la mère cherche à faire pour l’aider et dans cette partie plusieurs sentiments se disputent la vedette : la colère quelle renvoie parfois sur sa fille, le désespoir, l’acceptation de la malade, l’espoir enfin quand sa fille mange plus de 20g de riz, puis encore une fois le désespoir, l’épuisement des désillusions . Cette partie nous fait presque souffrir avec sa mère, nous avons envie de secouer, de secouer la description du corps de cette enfant plume, de lui dire regarde ! Regarde ce que tu fais à tes parents à ta famille.

Dans la dernière partie, dans le dénouement il y a – ENFIN ! – la liberté : sa y est, la petite chenille s’est transformée en papillon, sa y est ! Elle revit enfin, et l’auteure dans ce roman autobiographique, devient même grand mère ! Une fin heureuse j’adore ça.

Que dire de plus ? Dans ce récit Janine Teisson nous livre aussi son passé qui a entravé son présent : le fait que, ses parents ne lui ayant témoigné que très peu d’attention, le toucher dans la famille était tabou voir interdit, elle ne sait pas comment gérer ses démons et ceux de sa fille. Elle est impuissante et elle le sait. Je pense que ça a été aussi un purgatoire pour l’auteure, de se concentrer sur elle, de chercher le pourquoi ? de sa réaction car elle voit bien qu’elle ne fait pas les choses correctement. Un livre à lire, avec des mots magiques, forts, des métaphores à n’en plus finir et je me suis régaler de la tournure de ses phrases.

Publicités
Poster un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :