Si c’est un homme – Primo Levi

V.O : Se questo è un uomo

314 pages aux éditions Pocket

                              ● Synopsis :

On est volontiers persuadé d’avoir lu beaucoup de choses à propos de l’holocauste, on est convaincu d’en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l’accumulation, on a envie de crier grâce. C’est que l’on n’a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l’état du malheur. Peu l’on prouvé aussi bien que Levi, qui a l’air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n’est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n’est que futilité.

                              ● Mon Avis :

Comme vous devez déjà le savoir, en plus d’adoré la littérature j’aime aussi énormément tout ce qui se rattache à l’Histoire, à ses secrets et de ce fait, à ses horreurs aussi. Je dois dire que j’ai été servie avec Si c’est un homme de Lévi, mais c’est quand même une oeuvre à part.

Tout d’abord, le style de cet auteur. Il est simple, sonne juste et à la fois c’est touchant et vivace. Primo Levi nous plonge dans l’enfer de l’holocauste sans jamais prendre part, sans jamais donner son point de vue, tout est décrit ses sentiments, son ressentie après sa sortie des camps mais tout est à la fois détaché, comme s’il avait été spectateur, et acteur de ces camps. Il nous relate donc les horreurs comme si Levi cherchait à lui-même a gardé une trace de ces violences et a la faire partager.
7
Nous apprenons – ou nous avons de plus profondes descriptions – des cauchemars vécus par tous ces gens que ce sois des tortures physiques – le travail forcé par exemple, ils sont battus, affamés, torturé – mais aussi les souffrances psychologiques car ce que cherchait avant tout ce régime politique, était de détruire ces personnes tout en les faisant travailler aux tâches les plus dures et les plus abaissantes qu’il y ait. Grâce à de nombreuses métaphores, aux descriptions Primo Levi nous fait nous-même vivre l’enfer de ces camps, ces camps qui ne détiennent plus des hommes mais des animaux, la jungle règne, à qui volera la nourriture du voisin, à qui complote avec qui pour tenir une semaine de plus. Nous voyons la disparition de l’idéal humain, pour revenir au rang de vulgaire viande.
7
Pour résumé, je suis très contente que l’auteur ait eu le courage sans pudeur de nous retranscrire son histoire au moyen d’un récit autobiographique et bouleversant, de nous montrer la dure vie qu’ils nous pas choisis mais qu’ils ont vécus, qu’ils ont résisté tous ces gens dans des conditions inhumaines. On sent sont envie de retourner au pays et son incompréhension face à autant de déshumanisation. Un livre poignant, et malgré toutes les photos, tous les films que vous ayez pu voir ce livre vous touchera. A lire, pour nous qui n’avons rien vécus, et surtout pour se souvenir que l’homme est le plus dangereux des animaux.

Publicités
Poster un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :