Andromaque – Jean Racine

V.O : Andromaque

179 pages aux éditions Folio Classique

                              ● Synopsis :

Dans un monde traumatisé par la Guerre de Troie et ses séquelles, Andromaque, la survivante, voudrait se vouer à son deuil. Mais elle et son fils ne sont que des proies pour des jeunes gens qu’emportent leurs passions, le désir, l’envie, la jalousie.

                              ● Mon Avis:

Le genre poétique n’étant pas – et de loin – mon préféré, j’ai quand même du en lire pour l’école. Et ô surprise ! J’ai adoré cette tragédie. Tout est entremêler mais l’histoire est tellement teintée de vérité que nous nous mettons à la place des personnages.

Le style de l’auteur : Le style des pièces de théâtre est toujours très particuliers. Ils ont la fascinante possibilité d’utiliser un vocabulaire très riche, et parfois complexe mais tout en gardant à cause de la structure des pièces de théâtre à garder toute l’émotion et la passion des personnages.

Au niveau de l’histoire : Magnifiquement entremêlée nous avons : Oreste aime Hermione qui ne l’aime pas. Hermione aime Pyhhrus qui ne l’aime pas. Pyhhrus aime Andromaque qui ne l’aime pas. Andromaque aime Hector qui est mort. Voilà à peu près l’histoire en résumé.

Pour les personnages : Comme dans chaque pièces grecques, il y en a toujours énormément. Pour faire un petit condensé : les personnages sont très humains, tous ayant des émotions différents qui l’habitent. Comme Andromaque est une tragédie, c’est surtout les humeurs sombres qui domines ..

Pour résumé : Quel délice cette pièce ! Toute l’écriture est fluide, poétique et sombre à la fois, une histoire très intéressante qui ravira les yeux. Racine est un auteur merveilleux et très doué.

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Styx T3 – Alexandra Ivy

V.O : Darkness Everlasting

416 pages aux éditions Milady

                              ● Synopsis :

Darcy Smith a toujours senti qu’elle était différente des autres. Détenant un secret suffisamment important pour mettre un terme à une race entière de démons, elle devient malgré elle un pion dans une lutte entre vampires et garous. Styx, l’Anasso des vampires, brûle de désir pour Darcy. Il est prêt à tout pour la protéger de Salvatore Giuliani, le chef redoutable des garous. Ce dernier souhaite faire de Darcy sa reine…

                              ● Mon Avis :

Et me revoilà, en venant de finir ma lecture de la très appréciée saga des Gardiens de l’éternité. Je m’attendais après la fin du second tome, à trouver chez Styx un côté sauvage et arrogant et même cruel. J’ai été servie !

Le style de l’auteur est comme dans les tomes précédent simple. Avec le renforts et l’aide des anciens personnages des tomes précédents – Dante et Abby, Viper et Shay – notre nouvel héros qui n’est autre que Styx – connus sous ce nom pour le fleuve de sang qu’il laisse sur son passage – trouvera l’amour et l’affection avec une petite humaine.

Au niveau de l’histoire : Styx qui est l’Anasso, le roi de tous les vampires, se rend compte qu’une meute de loup-garous cherche avec une grande vivacité Darcy, une humaine sans famille habituée à la rue. Afin de prouver sa supériorité et le contrôle sur ce qu’il se passe sur ses terres, Styx kidnappe Darcy à la barbe de Salvatore le roi loup. Mais Darcy se révèle n’être pas seulement humaine …

Pour les personnages : Des 3 autres tomes que j’ai lu, Styx est le plus sombre des héros. Un passé que nous découvrirons au fil de l’histoire qui est très dur, un homme de combat redoutable… Un cocktail parfait d’une bombe atomique humaine. Doté en plus de cela à un physique de rêve, il fait tourner les têtes de toutes les femmes. Darcy quand à elle sort du lot aussi en matière de femme dont les vampires tombent amoureux. Je m’attendais, face aux révélations dont lui fait part Styx, à ce quelle soit terrorisée … Elle prend les choses plutôt bien, ce qui vaut chez elle une santé mentale solide. Levet est quand à lui toujours fidèle à lui-même : charmant avec ses mots français, la langue acérée des gargouilles, il en reste adorable.

Pour résumé : J’adore cette saga. Même si c’est gnan-gnan et parfois trop prévisible, mais j’apprécie ce changement de décors, de découvrir à la sauce de l’auteur une autre version du monde des vampires et des autres créatures surnaturelles. Ce genre de lecture nous permet vraiment de souffler si avant l’autre livre a été un peu moins … simple. J’ai beaucoup aimé retrouver les anciens personnages qui jouent un rôle dans cette histoire, surtout l’alliance des femmes pour Darcy dans le dos de leurs compagnons respectifs ! Une bonne dose d’amour …

– Mon avis sur le tome 1 ici

– Mon avis sur le tome 2 ici

Le dieu qui était mort si jeune – Frédéric Boyer

V.O : Le Dieu qui était mort si jeune

108 aux éditions P.O.L

                              ● Synopsis :

Le dieu qui était mort si jeune est un emportement, un texte de foi. Dans un mouvement excessif, c’est-à-dire à l’opposé de la sagesse et de la raison, haletant, éperdu, il chante la gloire de Jésus en tant qu’homme parmi les hommes, homme parmi ses frères. Il éclaire la démarche littéraire et philosophique de Frédéric Boyer en même temps qu’il la prolonge.
Frédéric Boyer est un écrivain chrétien. Son attitude singulière, y compris pour ceux qui se réclament de la même foi, n’est pas dans l’acceptation, elle est dans la colère, dans la violence, la recherche et le risque.

                              ● Mon Avis :

Longtemps dans ma PAL, je me lance et je tente. Ce n’était pas tellement à quoi je m’attendais …

Ici aucun personnage, aucune intrigue aucun but. Sauf 1 : l’auteur proclame son amour pour Jésus et la Chrétienté. Avec de nombreux exemple tiré du Nouveau Testament , il décrit la vie de Jésus. Le livre est structuré en « parties » chacun commençant de la même manière : J’aime Jésus car … . Frédéric Boyer dans ce bouquin nous explique selon lui, ce qui fait de Jésus un dieu à part, un dieu proche de l’homme car un homme lui-même. Que nous ne pouvons nous connaître et connaître Jésus que par la méconnaissance que nous avons de lui et surtout par ses absences. Que Jésus est un homme à part entière, qu’il nous dicte d’aimer son prochain et de l’aider car l’amour de dieu est un amour entier et qui aidera les peuples à vivre en paix entre eux.

Pour résumé : Au début j’ai été assez déroutée et pour tout dire, pas tellement enchantée. J’étais ravie que ce bouquin ne comporte que quelques pages parce que ce genre ce lecture ce n’est pas ma tasse de thé. Je lis pour me divertir, plonger dans un autre monde . Et quelques part on plonge littéralement dans un autre monde. L’auteur nous ouvre les portes de sa plus profonde foi, sa plus grande conviction. J’ai aimé le vocabulaire très riche de ce tout petit livre, un vocabulaire qui nous perd aussi parfois … Dommage. Quelques rares bon côté qui renforcent un bouquin parfois ennuyeux où les passages compréhensibles se font rares et où il faut parfois trop réfléchir pour savoir où l’auteur veut en venir.

Le premier sang – Sire Cédric

V.O : Le premier sang

508 pages aux éditions Le pré aux clercs

                              ● Synopsis :

Les plus grandes terreurs naissent dans l’enfance et prennent racine au plus profond de nous.
Qu’est-ce qui les fait resurgir ? Sommes-nous capables de les surmonter ?

Par une nuit d’hiver glacée, deux flics de la criminelle, partis pour surveiller un parrain de la drogue en banlieue parisienne, mettent les pieds dans une étrange affaire. Leur principal suspect est mort brûlé vif dans son appartement et les méthodes employées ne ressemblent pas à un règlement de compte. Eva Svärta, la policière albinos, dominée par le désir obsessionnel de retrouver le meurtrier de sa mère et de sa sœur jumelle, pressent un danger imminent. Et si les fantômes du passé se mettaient à reprendre vie ? Hallucination ou réalité ?

À travers ce nouveau roman étonnant de maturité, Sire Cédric ramène son héroïne aux origines du mal qui l’empoisonne. Le vertige qui la submerge progresse tout au long de l’intrigue, impitoyablement, terriblement. Vos nuits n’ont pas fini de vous surprendre.

                              ● Mon Avis :

Je l’ai finis mercredi dernier et quelle merveilleuse surprise ! Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Le Pré Aux Clercs ainsi que le forum Mort-Sûre pour m’avoir fait découvrir un nouvel auteur, et surtout un livre totalement formidable.

Sire Cédric nous plonge tout au long de son thriller, au coeur même des tourments de son héroïne Eva Svärta : son enfance a été marquée de la couleur du sang, et, ce quelle a vécue à l’âge de 6 ans la hante et la tue à petit feu.

Du style de l’auteur, il est extrêmement fluide. Sire Cédric a aussi la particularité de manier à la perfection différents style : le thriller est prédominant, mais côtoie le surnaturel ainsi qu’une pointe de romance. Ce mélange étonnent coule tout seul, chaque passage s’imbrique à l’autre avec facilité. Les flash-back en italique sur l’histoire de Madeleine et ses confrères sont extrêmement intéressants. Il nous permettent de ne pas nous perdre et de comprendre les zones d’ombres s’il en reste, durant la lecture. Une histoire très bien écrite, du suspens jusqu’à la dernière page !

Au niveau de l’histoire un petit résumé : Eva Svärta a été témoin à l’âge de 6 ans du meurtre de sa soeur jumelle et de sa mère. Depuis elle a grandi et travaille dans les services des forces de l’ordre. Malgré ce statut, chaque minutes elle est hantée par ces souvenirs morbides et cherche par tous les moyens de trouver le coupable.

Les personnages sont tous très attachants. Du plus cruel à Eva, chaque personnage a une importance capitale. Certain passages peuvent être déroutant, mais au fil de la lecture en fait tout s’explique, la lumière est faite. Eva est évidemment mon personnage préféré. Albinos, elle attire beaucoup les regards. Son tempérament distant, ses faces cachées font d’elle une personne profondément solitaire. Mais, un homme – Alex Vauvert – a réussit à toucher son coeur. Ils vont se retrouver au cours d’une ultime enquête …

Nous allons essayer de résumé tout cela : ce livre est un véritable coup de coeur. Le mélange des genres littéraires, la panoplie de personnages et d’actions de ce livre nous offre une plongée au coeur de la France, tantôt en région parisienne tantôt dans les Pyrénées. Les livres précédent Le premier sang  mentionne aussi Eva Svärta. Pourtant, aucun élément nous manque pour la compréhension de l’histoire même quand il s’agit de son passé. J’ai beaucoup aimé la précision de l’intrigue : au début on trouve que les 2 affaires qu’essaient de résoudre d’un côté Alex et de l’autre Leroy et Eva ne sont pas combinées en fait, elles le sont ce qui va permettre des retrouvailles … Et pas que des meilleures. Ce tome a de nombreuses réponses concernant le passé de l’héroïne mais la fin nous plonge dans de nouvelles concernant son futur. J’ai donc aimé : l’intrigue très très bien menée, du suspens à gogo et jusqu’à la fin, des personnages très recherchés qui nous plonge au coeur de la folie et de l’idolâtrie, le côté fantastique qui s’associe au thriller et au suspens comme si ce mélange avait toujours existé … Du pur bonheur en matière de lecture, et en plus un auteur coup de coeur. A LIRE SANS PLUS ATTENDRE !

Les Travaux d’Hercule – Agatha Christie

V.O : The Labours of Hercules

187 pages aux éditions Masque

                              ● Synopsis :

Hercule, le héros grec, avait accompli douze travaux. Cependant, ce n’est pas du héros grec dont il s’agit ici mais tout bonnement d’Hercule Poirot. Le célèbre détective belge est loin d’avoir le physique avantageux du fils de Zeus, mais il possède des petites cellules grises en assez bon état pour résoudre ces douze énigmes particulièrement ardues. Dans  » L’Hydre de Lerne  » par exemple, il est face au monstre le plus redoutable qui soit : la calomnie et cette calomnie susurre que le docteur Olfield a assassiné sa femme pour épouser sa garde-malade. De quoi envoyer à la potence un homme et une jeune fille… Douze nouvelles, douze mystères brillamment élucidés.

                              ● Mon Avis :

C’est toujours avec plaisir que je me lance dans des Agatha Christie et de son fidèle enquêteur Hercule Poirot. Cette fois-ci ce gentleman ce lance avant de se retirer définitivement de ces enquêtes, un défis : résoudre 12 énigmes comme l’a fait avant lui Hercule.

Dans ce premier bouquin, l’auteure nous relate 6 nouvelles, les 6 premiers travaux d’Hercule. Le second volets a pour titre Les écuries d’Augias – toujours se rapport avec la mythologie -.

Le style de l’auteur : très simple, très fluide, il nous garantie surprise à chaque fin d’enquête. Il a été impossible pour moi de trouver le coupable ce qui est assez plaisant.

Au niveau des nouvelles : Nous avons dans ces 6 nouvelles des univers différents. Chaque nouvelle représente un des travaux d’Hercule avec leur nom mythologique. Tantôt Hercule Poirot est appelé tantôt c’est en vacance qu’il réussira à élucider les mystères. J’ai beaucoup aimé les différents univers dans lesquels l’enquêteur évolue, ça nous plonge encore plus dans l’enquête.

Hercule Poirot est un personnage assez déroutant. Tantôt imbus de sa personne, tantôt plus terre à terre, il reste néanmoins un personnage au multiple facettes. Il apporte toujours son aide, même quand le préjudice semble trop important. Il ne se laisse pas berner par les faux semblants mais ne croit que ce qu’il voit.

Pour résumé, ce ne sont pas les meilleurs enquêtes du célèbre détective mais sa ce laisse bien lire c’est plein de rebondissement.

À tout jamais – Nicholas Sparks

V.O : A Walk to Remember

224 pages aux éditions Pocket

                              ● Synopsis :

Chaque mois d’avril, Landon Carter est assailli par les souvenirs de sa dernière année de lycée. C’était en 1958, dans la petite ville de Beaufort, en Caroline du Nord. Fils de bonne famille, il aimait retrouver ses amis en classe, inviter ses jolies camarades, faire le mur de temps en temps, et se moquer de la fille du pasteur : avec sa bible, son éternel chignon et son dévouement sans faille qui plaisait tant aux grandes personnes , Jamie Sullivan avait le don de l’agacer. Pour le bal du lycée, Landon, qui se retrouve sans cavalière, est contraint de l’inviter. Elle le prévient : « D’accord, mais promets-moi de ne pas tomber amoureux de moi. » La vie en décide autrement : entre les deux jeunes gens, c’est le coup de foudre. Mais Jamie apprend à Landon qu’elle n’a plus que quelques mois à vivre.

                              ● Mon Avis :

Je viens de finir ce bouquin et j’ai aussi un avis assez mitigé. J’adore les livres avec de la romance, et au vus de la quatrième de couverture je m’attendais à avoir des larmes aux yeux avec des sentiments contradictoires comme la colère, la tristesse etc. Pourtant je n’ai guère eu ces impressions.

Pour le style de l’auteur, assez classique en somme, fluide l’histoire est prenante. Pourtant, au tout début du roman savoir que nous plongeons au coeur des souvenirs d’un homme aimant est une formidable entrée en la matière.

Au niveau de l’histoire : Landon est contraint de jouer une pièce de théâtre … Il aura pour partenaire Jamie, fille du pasteur toujours plongée dans sa Bible … Assez barbant pour lui. Fatalement il tombe fou amoureux d’elle … Mais une tragédie va les frapper. Je dois reconnaître j’ai bien aimé l’histoire. Le fait que Jamie et Landon soit de deux univers différent m’a permit de bien poursuivre ma lecture et de lui tourner une tournure plus mystique. En effet, tous le long de ce roman, Dieu est omniprésent. Jamie Lui fait entièrement confiance, mais Landon Lui montre quelques réticences. Malgré tout et l’originalité de l’histoire, cette lecture n’a pas atteinte mes espérances. Il y avait très peu d’émotion … J’ai trouvé le coeur du roman plat.

Au niveau des personnages : J’ai adoré les deux principaux : Jamie et Landon. Les deux sont obstinés, amoureux et attachant. Même si Landon a parfois été méchant avec Jamie dans le passé, on sent qu’il est la bonté incarnée.

Pour résumé : Un livre assez bien, heureusement qu’il est petit car il ne m’a guère touchée, compte tenue de mon passé assez similaire avec l’histoire. J’ai trouvé les émotions trop factices … Sauf vers la fin. On sent le rebondissement et l’amour. Le début et la fin du livre en  » flash-backs  » été une très bonne idée, sa change. Je me suis trompée en lisant :  » J’avais 17 ans quand ma vie a été bouleversée à jamais  » je ne pensais pas à cette fin .

Insecte – Claire Castillon

V.O : Insecte 

134 pages aux éditions Piment

                              ● Synopsis :

Ma fille est ma meilleure amie ; mon père n’est pas méchant, maman ; arrange-toi, tu es déguisée ; ma mère est bête; ma fille est idiote; j’aime encore mieux que mon mari me trompe avec notre fille ; ma fille est née dans une rose mais périra dans le chou ; ma mère a un cancer, elle m’énerve ; ma mère se laissait tellement aller qu’elle est morte. Quand les tête-à-tête entre mères et filles deviennent autant de raisons de vivre ou de mourir.

                              ● Mon Avis :

Hop hop hop, voilà je viens de finir ce petit bouquin, ce petit insecte bizarre ce nom non ? Alors je me lance et puis … le drame. C’était super ! Drôle, dur, tendre, mesquin, hystérique et émouvant, ce petit bijou signé par Claire Castillon a de quoi déconcerté, étonné et surtout plaire. Description et analyse des situations que peuvent rencontrer mère/fille, des situations souvent dures.

Le style de l’auteur me fait penser à l’écriture de Marguerite Duras – que je vénère – : des phrases courtes mais efficace, des métaphores à répétition, de la poésie et des sentiments tout pour me plaire ! Je suis sous le charme.

Au niveau de l’histoire, ou plutôt des histoires : une vingtaine de courts textes chacun changeant l’histoire et le rôle des mères/filles. Il y a de tout : D’une mère silencieuse, peureuse de la réalité et ne sait pas faire face à l’inceste dans sa famille, de la mère qui se comporte en copine avec sa fille, de la fille parano et angoissée qui trouve sur le fait son mari et sa mère en pleine copulation, d’une mère poule et de sa fille qui rêve de liberté, de la mère qui drogue sa fille car elle-même est dépressive ou bien d’une mère qui façonne sa fille à être femme avant l’heure selon son propre modèle de séduction … L’auteure critique, met en page, nous relate des histoires où rares sont les noms cités mais où toutes les femmes se sentent représentés à un moment ou un autre.

Pour les personnages : Comme je le disais, rares sont les noms. C’est pour nous plus facile de s’imaginer à la place des mères et des filles. Souvent dans ce bouquin l’homme joue un mauvais rôle : pratiquant l’inceste, voulant séparer une mère de sa fille handicapée … Cinglant . Malgré tout, quelques part même infime, l’amour est présent dans ces histoires. Les rôles se confondent et s’inversent parfois, mais chaque texte est l’apogée de relation anormale.

Pour résumé : non ce livre n’est surement pas un modèle de comportement ! Mais relate parfois la triste réalité des choses. J’ai beaucoup aimé au fil des textes savoir ce que pense le personnage mis en lumière et généralement c’est pas gai. Une très belle plume, des personnages attachants mais bien réels, Claire Castillon a signé un petit chef-d’oeuvre où les tabous se mélangent et se confondent.

L’Attrape-coeurs – Jerome David Salinger

V.O : The Catcher in the Rye

253 pages aux éditions Pocket

                              ● Synopsis :

Le roman, écrit à la première personne, relate la période où Holden Caulfield, expulsé du collège Pencey Preparatory trois jours avant les vacances de Noël, retourne à la maison familiale, à New-York. Il déambulera en ville avant de devoir annoncer la nouvelle à ses parents.
Âgé de dix-sept ans, Holden est plein d’incertitudes et d’anxiété, à la recherche de lui-même. Il vit son passage à l’âge adulte et comprend qu’il perd l’innocence de l’enfance. L’une des plus belles images de l’auteur pour exprimer ce passage est lorsque Holden demande au chauffeur de taxi où vont les canards lorsque l’étang gèle. Salinger dans ce roman décrit avec ironie et justesse la société américaine des années 1950.

                              ● Mon Avis :

Que de mouvement autour de ce livre ! Classé longtemps numéro un des ventes à la FNAC, je me lance. Hé bien personnellement ça n’a pas été si bien que cela …

Le style de l’auteur n’a rien de particuliers. Ecris avec un langage assez dur et familier, certain le trouve choquant. Je ne me suis pas mise à la place du personnage comme je le fais si souvent … De plus la couverture est tout simplement horrible.

Au niveau de l’histoire, nous vivont 48 heures avec Holden qui s’est fait viré de son collège, il traînera 2 jours à NY et nous allons vivre avec lui ces moments. L’histoire en elle même ne m’a pas tellement intéressé … Je l’ai trouvé sans intérêt, guerre captivée si ce n’est par quelques passages . Le côté  » ados marginal  » ne m’a pas attiré … Et pourtant j’aime cet univers sombre.

Pour les personnages : Pas du tout accroché à son attitude, aux phrases. Bien que son attitude parfois osée peut plaire, moi pas du tout . Bien sur le personnage nous parle de son passé, des fois il y a des choses dont il ne veut pas parler ce qui m’a déplu.

Pour résumé : Hum non je n’ai pas accroché. J’ai survolé ce livre, je ne me suis pas investie dans l’histoire qui pourtant, en a éveillé plus d’un. Les dialogues, l’intrigue tout était là pour que je m’investisse mais non. Je ne saurais en dire plus, sinon que rien ne m’a touché …

Attentat – Amélie Nothomb

V.O : Attentat

153 pages aux éditions Le Livre de Poche

                              ● Synopsis :

Laideur et amour, deux thèmes chers à Amélie Nothomb, étroitement imbriqués dans une sorte de conte cruel.  » Attentat  » met en scène Epiphane Otos, devenu paradoxalement la star d’une agence de top modèles à cause de sa laideur singulière et amoureux d’une jeune comédienne Ethel, émue par sa hideur. L’amour n’est pas le monopole des Apollons, la preuve Epiphanos gagnera les faveurs d’Ethel, pour toujours !

                              ● Mon Avis :

Amélie Nothomb, une auteure dont j’avais beaucoup entendu parler mais sans jamais oser acheter un livre. Je me suis donc lancer avec Attentat, un petit mais percutant bouquin ou la tendresse et l’ironie se mêlent.

Le style de l’auteur a en soi rien de particuliers. Pourtant, ses phrases portent au coeur, c’est tendre mais dur. Amélie Nothomb donne beaucoup avec une écriture directe à la première personne, nous nous sentons dans la peau du personnage. Au travers d’Epiphanos, l’auteure nous donne une critique de la société de nos jours, du beau et du laid.

Au niveau de l’histoire : un homme très laid, très déformé tombe amoureux d’une belle femme. Paradoxalement, grâce à sa laideur Epiphanos devient l’emblème d’une grande marque de haute couture. Thème un peu simple je vous l’accorde, mais qui fait son bout de chemin.

Pour les personnages : Ils sont tous très originaux. Epiphanos est cynique, se moque des regards et aime même les avoir sur lui. Il ne se permet pas l’amour d’une femme mais au contact de la belle Ethel, il oublie tout et surtout son physique pour la séduire.

Pour résumé : un bon petit livre, pas tellement un coup de coeur mais un bouquin assez original dans l’ensemble. L’écriture de l’auteure est super bien, très prenant et assez fluide. J’ai bien aimé !

Eternelle T1 – V.K. Forrest

V.O : Eternal

369 pages aux éditions Milady

                              ● Synopsis :

 Il y a plusieurs siècles, le clan de vampires Kahill est venu s’échouer sur les rives de la péninsule endormie de Clare Point, dans le Delaware. L’agent du FBI Fia Kahill enquête sur les meurtres d un tueur de vampires. Pour l’aider, on lui impose comme partenaire Glen, le portrait craché de l’homme qu’elle a aimé autrefois, et qui l’a trahie. Mais quand les meurtres se multiplient, Fia est obligée de lui faire confiance. Or, voilà qu’un tueur a choisi Fia pour être sa prochaine victime…

                              ● Mon Avis :

La couverture était très mystérieuse, je me suis laissée tenter. Pourtant j’avais peur qu’une énième saga chez Milady ne soit que répétition des autres … C’est ce que nous allons voir avec Eternelle, le premier tome de la saga du Clan Kahill.

Le style de l’auteur est comme chez les autres Bit-Lit, assez simple mais fluide. Une histoire qui se lit assez vite mais qui a quelques points d’originalité tout de même.

Au niveau de l’histoire : le clan Kahill qui sont des vampires, est dans le chagrin : des membres sont assassinés mais d’une des seules manières possibles de tuer des vampires : en leur tranchant la tête. L’une des fille de ce clan – Fia – est envoyée pour résoudre cette affaire qui touche sa famille et est aidée par Glan un partenaire séduisant … J’ai trouvé que l’intrigue de l’histoire était assez classique. Pas d’éléments surprenant, c’était assez fade. Pourtant, j’ai voulus savoir qui avait orchestré ces meurtres, dans quel but etc, ce que la fin nous dira. Par rapport à cette fin donc, quand j’ai finis le livre je n’aurais pas cru qu’il y ait une suite. Rien ne nous met en haleine, rien ne nous fait nous jeter sur le tome2 …

Pour les personnages : J’ai trouvé Fia un peu singulière par rapport à d’autres personnages. Grande, rousse, j’ai trouvé que de par son tempérament et son physique elle déroge à la règle. Cependant j’aurais bien voulus quelle ait un peu plus de peps, un peu plus de mordant et d’humour. L’histoire qui se créer au fur et à mesure avec Glen est trop évidente, trop revisitée pour être sensationnelle … Dommage.

Pour résumé : un avis assez mitigé. J’ai beaucoup aimé ces réunions secrètes de vampires pour décider de qui vit ou qui meurt – ce qui été d’ailleurs la seule innovation par rapport à d’autres sagas -, mais l’histoire  » d’amour « , l’amant que l’on ne parvient pas à oublier est trop fade, trop connue. Il manque à ce tome du piquant, plus d’innovation pour les personnages et l’intrigue surtout. Malgré tout il se laisse lire .. Sans plus.