L’Élégance du hérisson – Muriel Barbery

V.O : L’élégance du hérisson

359 pages aux éditions Gallimard

                              ● Synopsis :

  » Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.

Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. « 

                              ● Mon Avis :

Lu il y a deux ans, je garde un avis assez net de ce livre qui m’a énormément plu mais dont parfois le vocabulaire est assez difficile. A voir les avis sur le Net, soit on aime soit on déteste un peu comme Marguerite Duras.

Le style de l’auteur : Rien qu’avec le résumé, on peut voir que le style de Muriel Barbery est rempli d’émotions mais surtout son style est drôle. Entre auto-dérision, bouleversement de ce que nous pensons être les concierges et le destin qui va mêler Paloma et Renée, L’Élégance du hérisson est un livre à part. J’ai totalement adoré le style de l’auteur, l’ambiance du livre et surtout Renée, la concierge.

Pour les personnages : Renée je l’ai adoré. Un puits un science, une véritable encyclopédie, parfois même on peut s’y perdre. Une femme qui cache bien son jeu et qui mériterait mieux que son rôle de concierge. Cette femme bouleverse aussi la perception que nous nous faisons de cet emploi – un peu stéréotypé et carrément grotesque j’y convient – : une concierge c’est débile, parce que pour être concierge faut pas être sorti de St-Cyr comme on dirait dans le sud. Et bien non ! Renée est très intelligente. D’ailleurs elle se fera une amie, Paloma une petite fille surprenante qui se sent incomprise par les adulte. Intellectuellement supérieure à la moyenne, elles parleront énormément. Les deux femmes que tout éloigne mais que tout rapproche analysent les comportements des gens qui les entourent avec cynisme mais vérité. Des personnages creusés, modelés avec beaucoup d’attention.

Pour résumé : Wahou. J’ai énormément aimé. Avec un style d’écriture adéquat, à la fois autoritaire et parfaitement cynique, l’auteur nous emmène dans la vie d’une concierge, une vie pas si monotone que cela. Beaucoup de réflexion, et comme je le disais d’analyse.  J’ai été un peu déçue de quitter à la fin du roman ces personnages auxquels je me suis attachée, et la fin tragique n’arrange rien. La nature garde tout les droits.

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