Et le jour pour eux sera comme la nuit – Ariane Bois

V.O : Et le jour pour eux sera comme la nuit

123 pages aux éditions J’ai Lu

                              ● Synopsis :

Pourquoi un jeune homme, qui – pense-t-on – a tout pour lui, met-il brutalement fin à ses jours ? Un père, une mère, une grande soeur et un petit frère cherchent à répondre à cette question déchirante : comment vivre sans Denis ? On ne sait rien de la mort, sauf qu’elle change des vies.

                              ● Mon Avis :

Voilà voilà, encore un livre que je viens de terminer ce matin … Pas de coup de coeur ! Un avis assez mitigé par contre je m’attendais à plus.

Le style de l’auteur : Un peu à part, l’auteur dans ce bouquin alterne le point de vue des différents personnages : Diana, Pierre, Laura et Alexandre. Un sujet assez douloureux et tabou comme il est bien dit dans ce livre, le suicide. Malheureusement c’est justement au niveau du style que je suis déçue. Je m’attendais à quelques chose de plus fort, des phrases à vous mettre K.O par leurs beautés et leurs vérités. Et bien non … Les sentiments ne sont pas passés. J’ai lu ce livre sans plus,  en étant encore une fois simple spectatrice alors qu’un vrai drame est relaté …

Pour l’histoire : Denis s’est suicidé en se défenestrant. Incompréhension pour ses parents et des questions subsistent … Pourquoi ? Pour qui ? Est-ce qu’ils ont ratés quelque chose ?

Pour les personnages : Contre toute attente, ils sonnaient creux. Malgré deux ou trois phrases chocs, aucun ne m’a touché… On sent toutefois leurs confusions, les liens entre eux mais j’avais plus l’impression d’un règlement de compte entre la famille qu’un véritable débat sur le suicide. Chaque personnage est renfermé dans son malheur mais aucun ne se bat, ne cherche à comprendre et ces par quelques trouvailles malheureuses qu’ils comprendront … Aucune combativité ce que l’on peut comprendre et ce qui reflète bien la réalité, mais en étant parents ayant encore 2 enfants ils se doivent de se relever … Je n’ai pas compris leurs passivités ici. Enfin, le personnage décédé – Denis – nous révèle malgré lui le pourquoi de son geste … Et là ça en a été trop pour moi. Pour quelque chose d’aussi éphémère que cela, il laisse sa famille, ses études et ses amis … Moi qui adore la vie je ne comprend pas ce geste.

Pour résumé : Heureusement c’est un livre court. J’ai voulu assez vite le finir parce que l’histoire ne m’a pas touché du tout et pourtant, j’ai un avis assez mitigé envers les suicidaires sans pour autant juger. Je pensais que cette histoire aller me montrer le pourquoi d’un suicide, aller me permettre de comprendre pourquoi quelqu’un peut en arriver là et comment réagissent les familles qui doivent porter ce malheur. Au contraire, ce bouquin m’a paru lent, long et barbant à souhait. Au contraire de l’anorexie par exemple, qui est un sujet qui me touche beaucoup plus, le suicide ici me laisse de marbre. Est-ce la plume de l’auteure qui ne m’a pas plu ? Est-ce le sujet qui m’énerve plus qu’autre chose ? Surement un peu des deux. En tout les cas ce n’est pas un livre que je recommanderais et que je relirais !

Il y a longtemps que je t’aime – Nicole Avril

V.O : Il y a longtemps que je t’aime

256 pages aux éditions France Loisirs

                              ● Synopsis :

J’écris en 2010 et je m’appelle Antoine. Ma jeunesse s’est passée dans les années 80-90. En fait, c’est toute ma vie qui s’est jouée a ce moment-la. J’avais quatorze ans, Ma mère venait de me mettre a la porte et j’avais trouve refuge chez mon père. Il habitait prés de la tour Eiffel, une grande maison dont les étages supérieurs formaient un immense atelier. Le domaine de Pauline, la fée Lumière, Elle était photographe, la nouvelle femme de mo père, Je croyais la détester…
Tant de choses ont changé. Nous vivions au temps de la futilité. Une image chassait l’autre. On effleurait les jours. Ces années-là je les aimées, Pauline, parce que je t’aimais.

                              ● Mon Avis :

 Un livre trouvé à ma gare routière. Comment laisser à l’abandon un petit bijou pareil ? C’est insensé ! Comme vous pouvez le voir j’ai adoré, malgré une édition vieillotte.

C’est un livre écrit comme une autobiographie. Antoine raconte sa vie dans les années 80-90 maintenant, dans les années 2000. Il y a parle d’un sujet tabou : l’amour d’un adolescent pour … sa belle-mère. Une histoire touchante, les comparaisons de sa vie avant l’entrée de sa lumière et après.

Il y a longtemps que je t’aime a été un choc. Bien que le début ai été légèrement difficile pour s’y intégrer, le livre reste un petit trésor. C’est avec grâce et tendresse que Nicole Avril se met elle-même dans la peau d’un jeune garçon pour écrire son autobiographie. Les beaux passages se succèdent, ils expriment tantôt l’amour, tantôt la colère, tantôt la déception. La vie d’Antoine défile sous nos doigts, il n’y a aucune anomalie tout se déroule dans nos têtes en même temps que la lecture. Les descriptions sont bien faites sans être lourdes et nous découvrons encore quelques quartiers inconnus de France. Je vous recommande si ce n’est bien sûr ce livre mais aussi cette auteure. Elle arrive vraiment à nous imprégner des sentiments des personnages et on est presque voyeur sans leurs têtes.

Les ailes de l’ange – Jenny Wingfield

V.O : Sweet by and by

447 pages aux éditions France Loisirs

                              ● Synopsis :

 Swan, enfant espiègle et malicieuse, a onze ans. Depuis que son père, prédicateur, a perdu sa congrégation, sa famille s’est installée chez la grand-mère, Calla Moses. D’une honnêteté inébranlable les Moses n’éprouvent que du mépris pour leur voisin, Ras Ballenger, un éleveur équestre qui régente sa famille et ses chevaux avec une violence inouïe. Quand le petit Blade Ballenger, sauvagement battu, vient chercher refuge auprès de Swan, une amitié lie immédiatement ces deux êtres en quête de justice, mais aussi de tendresse. Face au renoncement des adultes, Swan se donne alors une mission : protéger Blade, envers et contre tous. Mais pourra-t-elle y parvenir sans se brûler les ailes ?

                              ● Mon Avis :

J’entame enfin ce roman, qui me faisait de l’oeil dans ma PAL depuis quelque temps et je n’ai pas réussis à le lâcher avant la fin ! C’est une histoire poignante.

Tout d’abord les personnages : Swan est au centre du bouquin. C’est une petite fille attachante, à la langue bien pendue très jeune mais très mûre. Elle comprend énormément le monde des adultes et entend parfois ce qu’il ne faut pas entendre. Elle rêve d’une véritable amitié, de deux âmes qui se soudent pour ne plus jamais se détacher. Ses deux frère Noble et Bienville sont très différents : l’un se prend pour un dur et l’autre est un littéraire et scientifique.

Il y a aussi les adultes : les parents de ces bambins : Sam et Willadee qui sont des parents aimant leurs enfants, le père est pasteur et sa famille le suit d’église en église.

Il y a les frères et soeurs de Willadee – nous ne retiendront que Toy – qu’ils rejoignent pour les grande vacances dans la maison familiale où sont encore leurs parents Calla et John. John est un homme rongé par le chagrin de la perte d’un fils qui devient alcoolique.

Des événements tragiques vont bouleverser la vie de cette famille : le suicide de John, dans sa maison, le chômage de Sam et enfin l’emprisonnement de Toy. Cette famille va connaître les pires choses, mais vont rester soudé c’est un peu une famille rêvée . Puis, par ses intrépides aventures, Swan se rend par mégardes chez les voisins de ses grands-parents, un homme cruel qui bat sa femme et ses enfants c’est la famille Ballenger. Au détour de chez ses voisins par la nuit, elle découvre un enfant un peu plus jeune qu’elle, habillé de haillons et maltraité c’est Blade. Elle décide de le ramener chez elle même si elle craint les retomber. Elle se rend dans sa chambre avec Blade et le fait couché, le gamin s’endort aussitôt. Au petit matin il n’est plus là. De fil en aiguille, la famille apprend que Blade vient régulièrement chez eux pour prendre de la nourriture et dormir dans la vieille grange, ils décident de lui parler et l’acceptent au sein de leur famille. Mais son père, Ras Ballenger ne l’entends pas de cette oreille, et décide coûte que coûte de reprendre son enfant Blade et décide de se venger de la famille.
7
En Bref, il ne faut pas se fier au titre Les ailes de l’ange de ce roman, il est dur et poignant. C’est une palette de personnage avec leurs caractères tous différents, nous assistons au mûrissement des enfants à l’intérieur, bien trop vite malheureusement. Malgré tout, cela reste une famille soudée est très unie même dans l’adversité et peut importe les embûche sur leurs chemins. On ne se perd pas dans les personnages – ce que j’avais peur au début -, ils sont très attachants surtout Swan et son comportement de rebelle. Je vous le conseille car dès qu’on commence à le lire, on ne le lâche plus ! Un petit moins qui ne lui vaudra pas le coup de coeur : la fin est arrivée trop vite, trop simpliste, j’ai eu l’impression que l’auteure a bâclé cette fin, je ne m’attendais pas à ça.
7
– Critique de mon ancien blog DouleurAigue -.