Un sac de billes – Joseph Joffo

V.O : Un sac de billes

253 pages aux éditions Le Livre de Poche

                              ● Synopsis :

Traduit en 18 langues  » Un sac de billes « , livre d’une exceptionnelle qualité, est un des plus grands succès de librairie de ces dix dernières années.

Un très beau livre, émouvant et fort… Alphonse Boudard.

Ce livre qui est celui de la peur, de l’angoisse, de la souffrance, aurait pu être aussi le livre de la haine, mais il est, en fin de compte, un cri d’espoir et d’amour. Bernard Clavel.

Parmi les témoignages sans nombre consacrés aux temps maudits, celui-là est unique, par la nature de l’expérience, l’émotion, la gaieté, la douleur enfantine.

                              ● Mon Avis :

Autant le dire tout de suite. Je viens tout juste de terminer ce livre et … Je l’ai adoré comme je n’ai jamais adoré un livre témoignage sur la guerre de 39-45. Mais ne brûlons pas les étapes, tout d’abord le style de l’auteur.

Le style de l’auteur : Comment juger pour ainsi dire le vécus d’une personne ? De plus couchée sur papier avec des yeux d’enfant. Néanmoins je peux dire une chose : l’écriture est sublime. Tantôt douce, drôle et tendre, tantôt la peur et l’angoisse l’imprègne comme une mauvaise odeur. Avec son grand frère Maurice, Jo, Jojo ou Joseph – comme vous le sentez ! – va parcourir la France et nous décrire paysages, personnes et nous donner son ressentis. Tout cela est fait à la manière des enfants : on ne décrit et ne dis que l’essentiel ce qui permet à nous lecteur, de ne pas nous perdre dans ce récit.

Au niveau de l’histoire : La Der des Der arrive. Hitler envahit la France avec la collaboration de Pétain. L’étau commence à se refermer autour des Juifs, qui seront forcé de s’exiler de se cacher. Ce fut le cas pour Joseph Joffo. Avec son grand frère, ils quittent la capitale et va commencer une grande cavalcade à travers la France où Jo perdra son enfance …

Pour les personnages : Descriptions parfaites. A travers ce que nous dit l’auteur et tout ce qui n’est pas dit, nous avons les portrait exacts de la famille Joffo, une famille extrêmement soudée. Le père, coiffeur, amoureux de la France mais trahit par son propre pays qui ne lui offre pas la sécurité et la liberté, sera contraint de séparer sa famille afin d’avoir plus de chances de s’en sortir.  La mère et les grands frères, ne laisseront jamais tomber et se serreront les coudes même en pleine pénurie. Une famille comme on en rêve.

Pour résumé : – Sa risque d’être un peu plus long tout compte fait ! – Une histoire merveilleuse à sa manière. Une histoire merveilleuse d’avoir une famille soudée qui brave les dangers pour mettre les enfants à l’abris. Une histoire merveilleuse de voir que même si le régime politique en place accepte Hitler, il reste quand même des gens prêts à risquer leurs vies pour que des personnes sous prétexte quelles sont Juives ne soient pas déportées. Une histoire merveilleuse de voir un gamin de 10 ans émerveillé par la mer, le sable, la montagne et le sud de la France et de voir à quel point les enfants sont débrouillards. Avec un brin de chance et beaucoup de complicité, Joseph Joffo a signé le livre qui m’a le plus touché de cette période. Cela nous rappelle que personne n’est à l’abris et surtout qu’il faut éviter les guerres, au moins pour que les enfants profitent de leurs enfances et surtout restent des enfants.

Les enfants du soleil – Pauline Gedge

V.O : Les enfants du soleil

463 pages aux éditions France Loisirs

                              ● Synopsis :

 Après le succès mondial de La dame du nil, Pauline Gedge revient à son sujet favori, l’Egypte. L’histoire qu’elle nous raconte ici est celle du pharaon peut-être le plus surprenant de l’Egypte ancienne, Aménophis IV, et de son épouse la très belle Néfertiti. Nonchalant et rêveur, le jeune pharaon semble, dans les premières années de son règne, laisser à sa mère le soin de gouverner l’Etat. Pourtant une passion habite le cœur et l’âme du pharaon, non pour une femme mais pour un Dieu, Aton, le dieu du disque solaire, dont il croit être la réincarnation terrestre. Bravant la colère et la puissance des prêtres d’Amon, il se proclame Akhenaton, « l’Esprit d’Aton ». Dès lors, plus rien ne compte aux yeux du pharaon que ce culte hérétique. Tandis que les royaumes vassaux se rebellent et qu’une épouvantable sécheresse s’abat sur le pays, Akhenaton, reclus dans ses appartements, se livre à tous les débordements, allant jusqu’à transgresser, avec sa mère, le plus terrifiant des tabous…

                              ● Mon Avis :

Et voilà, je viens tout juste de finir ma lecture alors je vous faire ma petite chronique ! Le thème abordé est l’un des sujets que j’adore c’est à dire l’Histoire et plus précisément l’Antiquité égyptienne.

C’est le récit de plusieurs Pharaons qui vont gouverner, et qui marqueront par leurs méfaits ou leur bienfaits l’Egypte ancienne.
7
J’ai tellement à dire. En 453 pages, l’auteur nous transporte je me suis crue spectatrice du règne de ces Pharaons. Il y a des personnages plus ou moins connus comme Néfertiti, Toutankhamon et puis nous en découvrons d’autres. Je me suis particulièrement attachée à Tii, l’épouse d’Aménophis III, la mère et femme de son successeur. Nous la voyons changer de règne, se révolter, voir son pouvoir faiblir. Malgré la dureté de ses propos je me suis attachée à elle, et quand elle meurt je me suis sentie un peu vide, seule. Même à l’Antiquité, les gens tuent pour le pouvoir, pour l’argent et la gloire.
7
Les points forts de cette aventure magique : la fluidité du récit ! Car c’est pas facile de suivre quand il y a un moulon de personnage de ne pas se perdre, et Pauline Gedge y réussit très bien ! On ressent carrément tout ce que ressente les personnages, même la nonchalance de la vie quotidienne et la fournaise du désert.
Les points un peu faible : Moi qui n’aime pas les trop longues descriptions, il y en a dans ce bouquins parfois un poil trop longue, mais jamais une page entière non, mais quand même xD je suis assez chiante sur ce point. Sinon rien d’autre, tout est Very Good !
7
Pour résumé : J’ai passé un très agréable moment en compagnie de nos Egyptiens préférés, on voit que la folie de la gloire et les jeux de l’amour sont omniprésents. Le personnage que j’ai le plus détesté et qui m’a le plus surpris car je ne pensais pas du tout qu’elle était comme ça c’est Néfertiti. Je la croyais calme, chaleureuse, alors qu’elle n’est dans le lire qu’en quête de pouvoir, n’hésitant pas à assassiner pour régner. Malgré le temps fou qui sépare nos deux époques, c’est un copier/coller un peu plus rustique de notre société, les vautours affamés d’or et de conquête, et le petit peuple écrasé de dettes. Ca ne vous rappelle rien ? ;)
7
Une écriture très très agréable, je n’ai pas lâché mon bouquin de deux jours, pas une once d’ennuis je m’attendais à être déçue mais tout compte fait non. Les 50 premières pages sont un peu lentes à démarrer mais on ne s’en rappelle même plus car l’histoire nous transporte. Je vous le conseille, surtout si vous êtes passionné d’Antiquité comme moi !
7

Si c’est un homme – Primo Levi

V.O : Se questo è un uomo

314 pages aux éditions Pocket

                              ● Synopsis :

On est volontiers persuadé d’avoir lu beaucoup de choses à propos de l’holocauste, on est convaincu d’en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l’accumulation, on a envie de crier grâce. C’est que l’on n’a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l’état du malheur. Peu l’on prouvé aussi bien que Levi, qui a l’air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n’est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n’est que futilité.

                              ● Mon Avis :

Comme vous devez déjà le savoir, en plus d’adoré la littérature j’aime aussi énormément tout ce qui se rattache à l’Histoire, à ses secrets et de ce fait, à ses horreurs aussi. Je dois dire que j’ai été servie avec Si c’est un homme de Lévi, mais c’est quand même une oeuvre à part.

Tout d’abord, le style de cet auteur. Il est simple, sonne juste et à la fois c’est touchant et vivace. Primo Levi nous plonge dans l’enfer de l’holocauste sans jamais prendre part, sans jamais donner son point de vue, tout est décrit ses sentiments, son ressentie après sa sortie des camps mais tout est à la fois détaché, comme s’il avait été spectateur, et acteur de ces camps. Il nous relate donc les horreurs comme si Levi cherchait à lui-même a gardé une trace de ces violences et a la faire partager.
7
Nous apprenons – ou nous avons de plus profondes descriptions – des cauchemars vécus par tous ces gens que ce sois des tortures physiques – le travail forcé par exemple, ils sont battus, affamés, torturé – mais aussi les souffrances psychologiques car ce que cherchait avant tout ce régime politique, était de détruire ces personnes tout en les faisant travailler aux tâches les plus dures et les plus abaissantes qu’il y ait. Grâce à de nombreuses métaphores, aux descriptions Primo Levi nous fait nous-même vivre l’enfer de ces camps, ces camps qui ne détiennent plus des hommes mais des animaux, la jungle règne, à qui volera la nourriture du voisin, à qui complote avec qui pour tenir une semaine de plus. Nous voyons la disparition de l’idéal humain, pour revenir au rang de vulgaire viande.
7
Pour résumé, je suis très contente que l’auteur ait eu le courage sans pudeur de nous retranscrire son histoire au moyen d’un récit autobiographique et bouleversant, de nous montrer la dure vie qu’ils nous pas choisis mais qu’ils ont vécus, qu’ils ont résisté tous ces gens dans des conditions inhumaines. On sent sont envie de retourner au pays et son incompréhension face à autant de déshumanisation. Un livre poignant, et malgré toutes les photos, tous les films que vous ayez pu voir ce livre vous touchera. A lire, pour nous qui n’avons rien vécus, et surtout pour se souvenir que l’homme est le plus dangereux des animaux.

L’Amistad – Alexis Pate

V.O : L’Amistad

237 pages aux éditions Pocket

                              ● Synopsis :

D’après une histoire vraie, voici le terrible récit des évènements qui entraînèrent cinquante-trois jeunes hommes et femmes et la toute nouvelle nation américaine, à combattre au nom de la liberté et de la justice.
En 1839, une mutinerie éclate à bord de l’Amistad, un vaisseau négrier espagnol. A la tête de cette révolte courageuse et acharnée se trouve Cinque, le fils d’un chef mende. Mais l’Amistad est arraisonné par la marine américaine. John Quincy Adams, ancien Président des États-Unis, est sollicité par les partisans des africains pour assurer leur défense devant la cour suprême, dans un procès qui fera date dans l’histoire.

                              ● Mon Avis :

Un petit peu la frousse de commencer ce livre parce que l’édition que j’avais était assez ancienne, et le livre en pas très bon état donc un peu de réticence. Mais finalement j’ai plutôt bien aimé ce livre.

Sujet plutôt hostile pour les gens : la Traite des Noirs. Généralement je lis avant de voir les films, et c’est ce que j’ai fais. L’histoire commence sur la vie quotidienne d’un Noir – Cinque, le fils d’un chef – avec le travail au champs, les amis qu’il va voir etc. Un début assez classique en somme. Ensuite nous avons son enlèvement. Pourquoi j’utilise ce mot ? Parce qu’on ne leur a rien demandé à ces gens. Donc cet enlèvement ce produit et Cinque est mis dans les cale d’un beateau avec plus de 50 autres détenus pour être vendus en tant qu’esclaves bien sûr. Mais sur ce bateau, Cinque voit mourir des hommes, des bêtes aussi et une mutinerie éclate : marre d’être dans les cale et de ne voir le jour quasiment jamais, alors les esclaves se rebellent et tuent bon nombre d’équipage. Ils sont donc arrêtés et condamnés par la justice Américaine – les victimes dans cette histoire sont les esclavagistes – Le Code Noir leur permettais de vendre des esclaves – et un avocat décide de défendre les Noirs restant – dont Cinque – mais un problème se pose : celui de la langue. Comment se faire comprendre par ce peuple ? Mais malgré tout, cet avocat se fera comprendre et plaidera pour ce peuple africain.
7
Cette histoire vraie et ce procès historique nous touchent profondément. Petit moins quand même : parfois des passages trop long, des descriptions un peu fastidieuses mais dans l’ensemble ça reste un très bon bouquin, pour la culture générale et pour notre appétit livresque :D Passage beaucoup aimé : L’hymne très triste des Noirs, pour la liberté, pour la victoire !
77

J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir – Christine Arnothy

V.O : J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir

288 pages aux éditions Le Livre dePoche

                              ● Synopsis :

Pendant le Seconde Guerre mondiale, à Budapest, une jeune fille de quinze ans, réfugiée avec ses parents dans la cave de son immeuble, tient un journal dans lequel elle raconte la peur, l’espoir, la survie, et bientôt la fuite vers la liberté…

                              ● Mon Avis :

J’adore l’Histoire, donc lire ce livre au collège été évident. Pourtant, malgré l’horreur de la situation je n’ai pas totalement accroché. On ressent les sentiments de la petite fille mais étant donner quelle les livre avec détachement, son écriture ne m’a pas séduite.

Deux gros chapitres dans ce bouquin :  J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir puis, il n’est pas si facile de vivre. Durant la Sonde Guerre Mondiale une jeune fille et sa famille se cachent à Budapest des Allemands. J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir est le journal intime de la jeune fille qui tente de survivre dans les décombres et le chaos.

Voilà encore un témoignage, je ne jugerais pas sur l’histoire mais sur l’écriture. Pour tout vous dire, ce bouquin me fait penser au Journal d’Anne Frank que je n’ai pas du tout aimer. Le style d’écriture ne me convient pas, et les la seconde des deux grosses parties je l’ai trouvé moins intéressante que la première. Malgré tout, ce livre est riche en renseignement sur la seconde Guerre Mondiale et surtout sur l’enfer qu’on vécut des tas de gens malheureusement. Je ne déconseille pas ni ne conseille pas ce livre, c’est selon les goûts.