Parvana – Une enfance en Afghanistan – Deborah Ellis

V.O : Parvana, une enfance en Afghanistan

184 pages aux éditions Le Livre de Poche

                              ● Synopsis :

Parvana a onze ans et n’a jamais connu son pays autrement qu’en guerre. Une guerre de cauchemar, qui interdit aux femmes de sortir non voilées et sans l’escorte d’un homme, père ou mari. Assez grande pour être soumise a ces interdits, Parvana doit pourtant trouver une façon de les contourner. Car depuis que les taliban – groupe religieux extrémiste qui contrôle le pays – ont emprisonne son père, c’est sur elle seule que repose la survie de la famille…

                              ● Mon Avis :

Voilà un petit moment que ce livre me faisait de l’oeil dans ma PAL et voilà il est lu. J’ai passé un agréable moment dans ce pays si inconnu, à découvrir une famille et surtout découvrir une autre culture.Ce livre est aussi enrichissant au niveau de ce qui se passe en ce moment même dans ce pays. Fait pour la jeunesse, il permet de changer les mentalités et d’agir en faveur de l’Afghanistan et de son peuple.

Le style de l’auteur : Pour un roman jeunesse, pas la peine de sortir de grandes phrases. Un récit simple, des actions qui se succèdent et une anecdote pour les enfants. Pas de style particuliers, un livre qui se lit.

Pour l’histoire : Afghanistan. Invasion des talibans qui font régner la terreur avec de nouvelles lois notamment sur les droits des femmes, les restriction. Un pays où les libertés sont bannies. Une famille assez riche se voit contraintes à cause des bombardement de changer de maisons quasi quotidiennement et doivent se contenter de pièces de plus en plus petites. Le travail manque, la nourriture et l’eau manque, jusqu’au jour où le père de Parvana, seule personne en droit de travailler pour nourrir sa famille est arrêté par les talibans…

Pour les personnages : Nous voyons directement que la famille de Parvana est soudée. Tour à tour, chaque personnage aura sa minute de gloire pour une action déterminante du récit. Parvana, la fille mis en avant dans ce bouquin à une grande soeur et deux petits frères et soeurs. C’est une jeune fille déterminée avec beaucoup de courage et un peu rêveuse. L’entrée des talibans dans son pays a été faite avant sa naissance, elle n’a donc connue que cette peur, cette dégradation. Parvana trouvera la force pour subvenir aux besoins élémentaires de sa famille en prenant l’exemple de son paternel. Comme on dit l’espoir fait vivre !

Pour résumé : Un bon voyage dans un autre pays, une autre culture. Nous découvrons la condition des familles sous un régime qu’ils n’ont pas choisis. Nous voyons aussi les conditions des femmes : Mises à l’écart ne pouvant pas exercer de métiers, elles sont mises de côté au profit des hommes. Néanmoins le peuple d’Afghanistan ne se laisse pas avoir si facilement. Nous verrons la rébellion pacifiste, les écoles clandestines qui s’ouvrent mais la peur toujours présente. Un livre qui, à voir les conditions de vie de ces personnes, nous fait réfléchir. La fin reste un poil mystérieuse ce qui laisse au lecteur le soin d’imaginer à sa sauce la suite. Un bon petit moment de détente malgré un bouquin plus pour les jeunes ados !

Back in URSS – Ira De Puiff

V.O : Back in URSS

244 pages aux éditions France-Empire

                              ● Synopsis :

Plus qu’un roman, c’est un témoignage inattendu et personnel, quasiment autobiographique, sur la découverte d’une certaine forme de liberté accordée à tout un peuple qui en avait été privé pendant soixante-dix ans.
Or, il est intéressant et touchant, dans cette confession d’une « rescapée de la pérestroïka », de découvrir au-delà des premiers émois de la jeunesse, l’émergence d’une nouvelle sensibilité avec ses rêves et ses frustrations, ses nostalgies et ses chimères. Ce qui est nouveau et original également, c’est la prise de conscience pour un occidental des fausses impressions que nous avons retenues de cette époque qui ne s’est pas exactement passée comme nous l’imaginions, ni comme on nous l’a racontée.
Pour la première fois, les illusions résultant de la fausse propagande s’évanouissent. La Russie apparaît sans masque et le nouveau régime sans faux semblant.

                              ● Mon Avis :

Back in URSS, le livre que j’attendais impatiemment de recevoir par voie postale. C’était avec impatience et envie que j’ai attaqué ce bouquin de l’auteure Ira De Puiff. Première chose en le voyant : la couverture rouge – plus rouge que rouge -, peut-être pour faire référence au communisme, et donc première référence avant même d’ouvrir ce livre au pays natal de l’auteure, sa chère Russie ? Une couverture accrocheuse, un format toujours aussi élégant cette lecture commence vraiment bien.

Je tiens tout d’abord à remercier la maison d’édition France-Empire, Ramiro L. Valderrama et bien entendu l’auteure Ira De Puiff pour m’avoir fait confiance et m’avoir permis de connaître ce petit bijou littéraire.

Tout d’abord le style de l’auteur : Fluide, très fluide ! On se laisse emporter par le tourbillon de la vie de l’auteure sans s’arrêter, par ses joies, ses peines ses amours et surtout par sa passion pour son pays la Russie. J’avais un peu peur en débutant ce bouquin : Mémoires d’une jeune femme russe veut dire dates, dates je risque de m’y perdre. Et bien pas du tout. Des dates oui il y en a, juste ce qu’il faut pour se mettre dans le contexte d’un pays hésitant, un pays en équilibre précaire. Ce n’est pas vraiment le style de l’auteur mais cela aussi améliore la lecture : des chapitres courts, trois grandes parties, trois moments clé de la vie de l’auteure, et ce que j’ai énormément apprécié ce sont les citations au début de chaque chapitre, des citations de joie, de constat et surtout des citations de liberté.

Pour les personnages : Pas de personnages à proprement parler, mais des personnes qui ont marqué de près ou de loin la vie d’Ira, de la famille en passant par les hommes politiques ou encore par les Beatles. Mais la personne qui a le plus marqué sa vie c’est incontestablement son papa. Ce livre est un message d’amour à ce père disparu, ce père qui l’a tant aimée et qui était son héros, ce père que toute petite fille rêverait d’avoir. Et c’est avec son père, que sur une Grande Roue en Russie, qu’Ira saura ce qu’est en finalité la vie. C’est une roue, où au début on grimpe, on grimpe au sommet et puis petit à petit à mesure que l’on vieillit on redescend au point de départ pour s’éteindre. Une version schématisé comme les enfants les aimes mais avec une telle vérité. Mais père et fille partageait une passion forte, une passion qui les lies à jamais : une passion pour les Beatles. Et c’est d’ailleurs sur une note de Pal McCartney que Back in URSS se termine, le dernier cri d’amour à son pays, mais encore et toujours à son père. Mise à part son papa, Ded son grand-père paternel a été aussi un homme phare dans sa vie. Accompagnée et encouragée jusqu’au bout, jusqu’au départ du pays aimé. Et enfin véritablement, son premier amour : Slavik, que malheureusement le système Russe à changer. Mais peut importe, le premier amour reste éternel, même si l’excès l’a emporté.

Pour l’histoire : Comme je vous l’ai dis, Back in URSS est découpé en trois parties. La première partie nous raconte la vie de ses parents avant sa naissance jusqu’à l’accouchement de sa maman Olia. Son père était d’une famille aisée, sa maman d’une famille assez pauvre et qui rêvait d’un avenir meilleur dans de meilleure condition de vie. C’est dans cette partie que nous voyons l’amour immense d’Edik son père dès sa naissance. La seconde partie fait référence à son enfance, les ballades avec son père, la vie de plus en plus dure des Russes, le manque de logement qui conduira cette famille à déménager et à faire des rencontres. L’émerveillement et la joie de l’enfance sont très présents dans cette partie. Dans la dernière partie nous retrouvons une Ira beaucoup plus mature, une Ira déjà femme. Entre petits boulots, renversements politiques, les mafias qui règlent la vie des habitants il faut se trouver une place. C’est à ce moment que la vie d’Ira a radicalement changé. A la mort de son père, Ira quitte tout : une mère désespérée de ne pas vivre convenablement, un grand-père paternel qui la mort de son fils à anéantis et surtout un pays quelle a tant aimé, dans la richesse et la pauvreté pour se rendre dans un pays de rêve à cette époque : la France. Néanmoins dans chaque partie l’auteure fait un clin d’oeil à son enfance, avec des biographie sommaire de la personne phare du chapitre : Mon grand-père aime ça. Mon grand-père n’aime pas ça. Comme quoi on reste quelque part au fond de nous, des éternels enfants.

Pour résumé : On va essayé de résumer tout cela. Il n’y a que des points positifs dans ce livre. Les sentiments sont transmis avec force que ce soit la joie, la peine, l’humour, le désespoir ou l’amour. Chaque sentiment touche le lecteur simplement – OK je l’avoue. Oui j’ai pleuré à la fin. Juste un peu … – . Il n’y a pas une seconde d’ennuis, chaque époque de la vie d’Ira de Puiff est traité simplement sans chichis, sans embellir, c’est à la fois le personnage principal mais aussi un narrateur qui raconte son propre vécu. Mais il n’y a pas que ça. Il n’y a pas que le fait de raconter son histoire dans ce bouquin. Il y a aussi une dénonciation envers les médias principalement qui nous ont fait voir la Russie comme un méchant pays, un pays d’ivrognes et de filles légères. Quand on a finit de lire Back in URSS nous voyons la Russie autrement. Nous voyons la Russie et surtout les Russes comme des personnes adorant leur pays même dans les coups durs. Nous voyons la Russie se relever et s’élever lentement du chaos. Et surtout nous imaginons à la dernière ligne, le bonheur de vivre dans un pays où la liberté est reine.

Un sac de billes – Joseph Joffo

V.O : Un sac de billes

253 pages aux éditions Le Livre de Poche

                              ● Synopsis :

Traduit en 18 langues  » Un sac de billes « , livre d’une exceptionnelle qualité, est un des plus grands succès de librairie de ces dix dernières années.

Un très beau livre, émouvant et fort… Alphonse Boudard.

Ce livre qui est celui de la peur, de l’angoisse, de la souffrance, aurait pu être aussi le livre de la haine, mais il est, en fin de compte, un cri d’espoir et d’amour. Bernard Clavel.

Parmi les témoignages sans nombre consacrés aux temps maudits, celui-là est unique, par la nature de l’expérience, l’émotion, la gaieté, la douleur enfantine.

                              ● Mon Avis :

Autant le dire tout de suite. Je viens tout juste de terminer ce livre et … Je l’ai adoré comme je n’ai jamais adoré un livre témoignage sur la guerre de 39-45. Mais ne brûlons pas les étapes, tout d’abord le style de l’auteur.

Le style de l’auteur : Comment juger pour ainsi dire le vécus d’une personne ? De plus couchée sur papier avec des yeux d’enfant. Néanmoins je peux dire une chose : l’écriture est sublime. Tantôt douce, drôle et tendre, tantôt la peur et l’angoisse l’imprègne comme une mauvaise odeur. Avec son grand frère Maurice, Jo, Jojo ou Joseph – comme vous le sentez ! – va parcourir la France et nous décrire paysages, personnes et nous donner son ressentis. Tout cela est fait à la manière des enfants : on ne décrit et ne dis que l’essentiel ce qui permet à nous lecteur, de ne pas nous perdre dans ce récit.

Au niveau de l’histoire : La Der des Der arrive. Hitler envahit la France avec la collaboration de Pétain. L’étau commence à se refermer autour des Juifs, qui seront forcé de s’exiler de se cacher. Ce fut le cas pour Joseph Joffo. Avec son grand frère, ils quittent la capitale et va commencer une grande cavalcade à travers la France où Jo perdra son enfance …

Pour les personnages : Descriptions parfaites. A travers ce que nous dit l’auteur et tout ce qui n’est pas dit, nous avons les portrait exacts de la famille Joffo, une famille extrêmement soudée. Le père, coiffeur, amoureux de la France mais trahit par son propre pays qui ne lui offre pas la sécurité et la liberté, sera contraint de séparer sa famille afin d’avoir plus de chances de s’en sortir.  La mère et les grands frères, ne laisseront jamais tomber et se serreront les coudes même en pleine pénurie. Une famille comme on en rêve.

Pour résumé : – Sa risque d’être un peu plus long tout compte fait ! – Une histoire merveilleuse à sa manière. Une histoire merveilleuse d’avoir une famille soudée qui brave les dangers pour mettre les enfants à l’abris. Une histoire merveilleuse de voir que même si le régime politique en place accepte Hitler, il reste quand même des gens prêts à risquer leurs vies pour que des personnes sous prétexte quelles sont Juives ne soient pas déportées. Une histoire merveilleuse de voir un gamin de 10 ans émerveillé par la mer, le sable, la montagne et le sud de la France et de voir à quel point les enfants sont débrouillards. Avec un brin de chance et beaucoup de complicité, Joseph Joffo a signé le livre qui m’a le plus touché de cette période. Cela nous rappelle que personne n’est à l’abris et surtout qu’il faut éviter les guerres, au moins pour que les enfants profitent de leurs enfances et surtout restent des enfants.

Mes chères études – Laura D.

V.O : Mes chères études

255 pages aux éditions J’ai Lu

                              ● Synopsis :

Etudiante, 19 ans, job alimentaire : prostituée.

Laura est étudiante en première année à l’université. Elle est issue d’un milieu modeste. Consciente des difficultés financières familiales, elle entend se débrouiller toute seule. Mais sa précarité grandissante finit par hypothéquer sérieusement la poursuite de ses études. Déterminée à réussir, elle cumule les petits boulots avant de s’apercevoir assez vite qu’activité rémunérée et études ne sont pas facilement conciliables. Un soir, alors qu’elle surfe sur Internet, elle découvre un type d’annonces particulier, classées sous la catégorie rencontres vénales. Piquée de curiosité et poussée par le besoin urgent d’argent, elle répond à une offre d’un homme qui cherche une masseuse. En un clic sa vie bascule dans le monde de la relation sexuelle tarifée et de ses clients toujours plus nombreux.L’image de l’étudiant bohême peut cacher une réalité moins romanesque. La paupérisation grandissante des étudiants (225 000 peineraient à financer leurs études) leur impose des choix parfois lourds de conséquences. Le témoignage inédit de Laura dévoile ici les limites de leur débrouillardise et l’ampleur d’un phénomène encore méconnu : l’escorting. Cette nouvelle forme de prostitution occasionnelle de jeunes étudiantes en quête d’argent rapide concernerait entre 20 000 et 40 000 d’entre elles.

                              ● Mon Avis :

Vus sur d’autres blogs littéraire, j’ai décidé moi aussi de tenter l’aventure pas si belle que ça.

Tout d’abord petit résumé de l’histoire : Afin de poursuivre ses études supérieures, Laura doit quitter le cocon familial – dont le père ne lui adresse pas beaucoup la parole – pour aller s’installer avec son chéri. Sa famille qui est déjà en difficulté financièrement ne peut pas assumer ses études, elle doit donc se débrouiller seule. Mais l’attitude de son compagnon va se dégrader, il préfère sortir fumer un joint avec ses copains plutôt que d’être là à l’épauler, il va même instaurer que Laura achète sa propre nourriture – un vrai sal*ud ! -. Pour continuer ses études Laura n’a pas d’autres choix : elle enchaîne les petits boulots aux horaires minables, et tombe sur une annonce sur le Net. Laura après sa, va tomber peu à peu dans la prostitution comme sont victimes chaque années de nombreux étudiant(es).
Sur le style de l’auteur : Fluide et prenant. Généralement les témoignages sont assez barbants à lire, mais là ça coule tout seul. Paradoxalement Laura nous plonge dans cet enfer, et dans la réalité de notre pays.
7
Sur le personnage de Laura : J’ai aimé son tempérament de fonceuse, elle ne se laisse pas abattre et est consciente de ce qu’elle fait.  Pourtant, nombre d’étudiants n’ont pas eu recours à ce genre de méthode pour avoir de l’argent … Est-ce que Laura n’a pas d’un côté choisit la solution qui lui tomber sous la main ? J’ai été assez émue et j’ai ressentis sa douleur quand elle été avec ces hommes. C’est révoltant !
7
Pour résumé : Dans la préface, nous avons des chiffres alarmant sur ce sujet tabou, d’un côté ce bouquin nous renvoie en pleine face ce à quoi on ne pense pas. On se met dans la peau de Laura, face à ses problèmes, ses doutes. Je n’ai pas trouvé de résignation dans ce bouquin mais de la combativité. Laura veut terminer ses études et elle y arrivera coûte que coûte ! Dur et touchant.
7

Elle n’était pas d’ici – Patrick Poivre d’Arvor

V.O : Elle n’était pas d’ici

123 pages aux éditions Le Livre de Poche

                              ● Synopsis :

 Patrick Poivre d’Arvor Elle n’était pas d’ici En janvier 1995, Patrick Poivre d’Arvor bouleversait des millions de téléspectateurs en apparaissant à l’écran au lendemain du suicide de sa fille Solenn. Déjà, dans Lettres à l’absente, il nous avait livré avec une émouvante simplicité le dialogue d’un père et de sa fille anorexique. Ce livre lui valut un abondant courrier dans lequel des malades, ou leurs proches, lui disaient leur reconnaissance pour avoir témoigné de ce qu’ils vivaient. Avec la même sincérité et la même pudeur, il nous dit ici ce que fut – ce qu’est toujours – le deuil. Ces pages écrites au hasard d’un voyage en train, ou dans les rares moments d’inaction d’un homme qui voulut se jeter dans le travail pour éviter de souffrir, ont un inoubliable accent de vérité. « Si cette souffrance qui a été la nôtre peut aider tous ceux qui ont été ou vont être confrontés à la boulimie ou à l’anorexie, écrit Véronique Poivre d’Arvor en préface, alors Solenn ne sera pas morte pour rien. »

                              ● Mon Avis :

Ayant la manie de choisir un livre au hasard dans les magasins pour ne pas y passer 20 ans, je pioche ce bouquin-ci de PPDA. La nom de l’auteur me saute à la figure et ma première réaction : un présentateur de JT qui fait un bouquin … Pourtant le titre me semble assez poétique. Mon choix est fait, je le prend !

En général, les livres autobiographiques ne m’attirent pas vraiment. J’ai un mauvais préjugé dessus : Trop plat, trop vide. Pourtant, dans ce bouquin merveilleusement bien écrit je dois dire, PPDA nous fait partager l’ultime cadeau destiné à sa fille : ce livre. Il y met tous les sentiments enfouis, de ceux qu’il n’a pas réussis à lui montrer comme son amour, ou bien cette douce rage face à l’anorexie. Il se remémore des moments d’insouciance avec Solenn mais aussi la douleur de son départ. Ce livre entier n’est là que pour une seule chose : crier à corps perdu un  » je t’aime  » à sa fille. J’ai particulièrement aimé le tout dernier paragraphe, où il dit combien le fait de dire je t’aime à sa fille à travers son livre mais aussi du temps de sa vie a été un cadeau merveilleux. Si vous n’avez pas peur de pleurer sur un livre, celui-là est fait pour vous. Tout en poésie, en amour. Merci à PPDA de se mettre à nue de cette façon.

J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir – Christine Arnothy

V.O : J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir

288 pages aux éditions Le Livre dePoche

                              ● Synopsis :

Pendant le Seconde Guerre mondiale, à Budapest, une jeune fille de quinze ans, réfugiée avec ses parents dans la cave de son immeuble, tient un journal dans lequel elle raconte la peur, l’espoir, la survie, et bientôt la fuite vers la liberté…

                              ● Mon Avis :

J’adore l’Histoire, donc lire ce livre au collège été évident. Pourtant, malgré l’horreur de la situation je n’ai pas totalement accroché. On ressent les sentiments de la petite fille mais étant donner quelle les livre avec détachement, son écriture ne m’a pas séduite.

Deux gros chapitres dans ce bouquin :  J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir puis, il n’est pas si facile de vivre. Durant la Sonde Guerre Mondiale une jeune fille et sa famille se cachent à Budapest des Allemands. J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir est le journal intime de la jeune fille qui tente de survivre dans les décombres et le chaos.

Voilà encore un témoignage, je ne jugerais pas sur l’histoire mais sur l’écriture. Pour tout vous dire, ce bouquin me fait penser au Journal d’Anne Frank que je n’ai pas du tout aimer. Le style d’écriture ne me convient pas, et les la seconde des deux grosses parties je l’ai trouvé moins intéressante que la première. Malgré tout, ce livre est riche en renseignement sur la seconde Guerre Mondiale et surtout sur l’enfer qu’on vécut des tas de gens malheureusement. Je ne déconseille pas ni ne conseille pas ce livre, c’est selon les goûts.

Moi Nojoud, 10 ans, divorcée – Nojoud Ali

V.O : Moi Nojoud, 10 ans, divorcée

217 pages aux éditions Michel Laffon

                              ● Synopsis :

« Je m’appelle Nojoud, et je suis une villageoise yéménite. J’ai dix ans, enfin je crois. Dans mon pays, les enfants des campagnes n’ont pas de papiers et ne sont pas enregistrés à leur naissance. Mariée de force par mes parents à un homme trois fois plus âgé que moi, j’ai été abusée sexuellement et battue. Un matin, en partant acheter du pain, j’ai pris un bus et je me Suis réfugiée au tribunal jusqu’à ce qu’un juge veuille bien m’écouter… »

Ce livre est l’histoire vraie d’une petite Yéménite qui a osé défier l’archaïsme des traditions dé son pays en demandant le divorce. Et en l’obtenant ! Une première dans ce pays du sud de la péninsule arabique, où plus de la moitié des filles sont mariées avant d’avoir dix-huit ans. Son courage a été largement salué par la presse internationale et son parcours a ému le monde entier. Passée du statut de victime anonyme à celui d’héroïne, elle raconte aujourd’hui son histoire. Pour briser le silence. Pour encourager les autres petites filles de son âge à ne pas tomber dans le même piège qu’elle.

                              ● Mon Avis :

Une fille portant un voile sur une couverture. Elle a l’air jeune … Très jeune. Et puis un titre et un mot qui frappe au sens propre : DIVORCÉE. 10 ans et divorcée ? Je décide donc de commence mon périple où Nojoud m’entraîne,  dans une Afrique méconnue où à causes de cultures, des petites filles ne vivent pas leurs rêves d’enfant et où les adultes sont des bourreaux.

Nojoud est une jeune fille pleine de vie, aimant les plaisirs simples comme jouer avec ses frères et soeurs, les confiseries. Une petite fille qui a des rêves et des envies. Malheureusement cette petite fille est aussi pauvre et sa condition sociale scellera son destin : villageoise pauvre. Elle sera mariée de force à 10 ans à un homme qui a trois fois son âge. Elle sera par lui, abusé sexuellement et surtout mentalement. Et puis dans sa petite tête d’enfant, un jour, le courage est plus présent : elle fuit. Sa fuite la conduira au tribunal où elle demandera le divorce et où elle l’obtiendra.

Comment juger une histoire autobiographique ? Comment ? On va tout de même essayer, sans juger. C’est une histoire touchante, tantôt par la candeur de cette enfant tantôt par sa volonté farouche. La volonté de se faire entendre est la plus forte, et les adultes au tribunal la croient et feront d’elle, la première enfant-divorcée. Au sujet des coutumes : Bien que ne connaissant rien à ces coutumes c’est tout bonnement effroyable de marier, ABUSER sexuellement de jeunes filles. A 10 ans on ne doit JAMAIS vivre cela. C’est pourquoi je vous conseille ce livre : une bonne dose d’humanité. Je ne jugerais pas de l’écriture de Nojoud, c’est son histoire.