La pluie, avant qu’elle tombe – Jonathan Coe

V.O : The rain before it falls

267 pages aux éditions Folio

                              ● Synopsis :

Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen. S’appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte, des années quarante à aujourd’hui, l’histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l’enfance perdue et quelques lieux magiques. Et de son récit douloureux et intense naît une question, lancinante : y a-t-il une logique qui préside à ces existences ? Tout Jonathan Coe est là : la virtuosité de la construction, le don d’inscrire l’intime dans l’Histoire, l’obsession des coïncidences et des échos qui font osciller nos vies entre hasard et destin. Et s’il délaisse cette fois le masque de la comédie, il nous offre du même coup son roman le plus grave, le plus poignant, le plus abouti.

                              ● Mon Avis :

Mon premier de Jonathan Coe, j’avais pas mal entendu parler de cet auteur et je voulais me faire ma propre opinion. La pluie, avant qu’elle tombe n’est pas un coup de coeur, mais un petit roman sympathique, plein d’émotions.

Le style de l’auteur : Jonathan Coe en mettant sur papier 3 générations de femmes, 3 destins nous offre un style minutieux, où les descriptions faites nous paraissent surréalistes mais parfois assez barbantes, en même temps les descriptions des photos sont pour une personne aveugle donc chaque détail décrit est assez futile pour quelqu’un qui n’a pas ce handicap. Il y a une grande fluidité entre ces histoires de familles, ces lieux et ces images. En somme, c’est la décalcomanie d’une famille, ses histoires secrètes, ses membres parfois durs.

Pour l’histoire : Rosamond est décédée. Elle lègue à sa nièce Gill le devoir de transmettre des cassettes enregistrées à une lointaine cousine aperçue que de rares fois : Imogen. Ces cassettes lui raconteront la véritable histoire de ses gènes, des personnes qui l’ont accompagnées et … de ce qu’elle aurait du être.

Pour les personnages : Comment ne pas adorer Rosamond ? C’est d’ailleurs la narratrice et l’un des personnages principaux. On ne lit pas un livre, on entend cette dame racontait l’histoire d’une famille, les déchirement, les enfants que les uns ne méritait pas, l’injustice, mais Imogen l’enfant qu’on devait avoir pour que la boucle de la famille soit bouclée. Nous voyons une famille oui mais qui n’est pas soudée, à cause de la guerre, des déceptions amoureuses, des rancoeurs etc … Les femmes sont les plus touchées et sont le centre du récit de Rosamond.

Pour résumé : C’est formidable de voir ce qu’une photo peut dégager, de voir les souvenirs sur des mois, des années reviennent à la vue d’une seule photo. Toutes les vies qui ont touchées Rosamond sont passionnantes, quelles aient influencé en bien ou en mal. Je n’ai pas eu envie de sortir les mouchoirs, c’est une lecture parfois triste, parfois joyeuse mais surtout émouvante. Un nouvel auteur de découvert, je compte bien lire d’autres bouquins de Jonathan Coe !

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Et le jour pour eux sera comme la nuit – Ariane Bois

V.O : Et le jour pour eux sera comme la nuit

123 pages aux éditions J’ai Lu

                              ● Synopsis :

Pourquoi un jeune homme, qui – pense-t-on – a tout pour lui, met-il brutalement fin à ses jours ? Un père, une mère, une grande soeur et un petit frère cherchent à répondre à cette question déchirante : comment vivre sans Denis ? On ne sait rien de la mort, sauf qu’elle change des vies.

                              ● Mon Avis :

Voilà voilà, encore un livre que je viens de terminer ce matin … Pas de coup de coeur ! Un avis assez mitigé par contre je m’attendais à plus.

Le style de l’auteur : Un peu à part, l’auteur dans ce bouquin alterne le point de vue des différents personnages : Diana, Pierre, Laura et Alexandre. Un sujet assez douloureux et tabou comme il est bien dit dans ce livre, le suicide. Malheureusement c’est justement au niveau du style que je suis déçue. Je m’attendais à quelques chose de plus fort, des phrases à vous mettre K.O par leurs beautés et leurs vérités. Et bien non … Les sentiments ne sont pas passés. J’ai lu ce livre sans plus,  en étant encore une fois simple spectatrice alors qu’un vrai drame est relaté …

Pour l’histoire : Denis s’est suicidé en se défenestrant. Incompréhension pour ses parents et des questions subsistent … Pourquoi ? Pour qui ? Est-ce qu’ils ont ratés quelque chose ?

Pour les personnages : Contre toute attente, ils sonnaient creux. Malgré deux ou trois phrases chocs, aucun ne m’a touché… On sent toutefois leurs confusions, les liens entre eux mais j’avais plus l’impression d’un règlement de compte entre la famille qu’un véritable débat sur le suicide. Chaque personnage est renfermé dans son malheur mais aucun ne se bat, ne cherche à comprendre et ces par quelques trouvailles malheureuses qu’ils comprendront … Aucune combativité ce que l’on peut comprendre et ce qui reflète bien la réalité, mais en étant parents ayant encore 2 enfants ils se doivent de se relever … Je n’ai pas compris leurs passivités ici. Enfin, le personnage décédé – Denis – nous révèle malgré lui le pourquoi de son geste … Et là ça en a été trop pour moi. Pour quelque chose d’aussi éphémère que cela, il laisse sa famille, ses études et ses amis … Moi qui adore la vie je ne comprend pas ce geste.

Pour résumé : Heureusement c’est un livre court. J’ai voulu assez vite le finir parce que l’histoire ne m’a pas touché du tout et pourtant, j’ai un avis assez mitigé envers les suicidaires sans pour autant juger. Je pensais que cette histoire aller me montrer le pourquoi d’un suicide, aller me permettre de comprendre pourquoi quelqu’un peut en arriver là et comment réagissent les familles qui doivent porter ce malheur. Au contraire, ce bouquin m’a paru lent, long et barbant à souhait. Au contraire de l’anorexie par exemple, qui est un sujet qui me touche beaucoup plus, le suicide ici me laisse de marbre. Est-ce la plume de l’auteure qui ne m’a pas plu ? Est-ce le sujet qui m’énerve plus qu’autre chose ? Surement un peu des deux. En tout les cas ce n’est pas un livre que je recommanderais et que je relirais !

Ensemble, c’est tout – Anna Gavalda

V.O : Ensemble, c’est tout

573 pages aux éditions J’ai Lu

                              ● Synopsis :

 » Et puis, qu’est-ce que ça veut dire, différents ? C’est de la foutaise, ton histoire de torchons et de serviettes… Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences…  » Camille dessine. Dessinais plutôt, maintenant elle fait des ménages, la nuit. Philibert, aristo pur jus, héberge Franck, cuisinier de son état, dont l’existence tourne autour des filles, de la moto et de Paulette, sa grand-mère. Paulette vit seule, tombe beaucoup et cache ses bleus, paniquée à l’idée de mourir loin de son jardin.
Ces quatre là n’auraient jamais dû se rencontrer. Trop perdus, trop seuls, trop cabossés… Et pourtant, le destin, ou bien la vie, le hasard, l’amour -appelez ça comme vous voulez -, va se charger de les bousculer un peu. Leur histoire, c’est la théorie des dominos, mais à l’envers. Au lieu de se faire tomber, ils s’aident à se relever.

                              ● Mon Avis :

J’ai eu une période où acheter les bouquins d’Anna Gavalda a été pour moi presque indispensable. J’adore son écriture, les sentiments qu’on peut y lire, son humour aussi.

Le style de l’auteur : Sûrement ce que j’aime le plus chez Anna Gavalda. Pas ses histoires, ses personnages mais bien ce que son écriture dégage. La mise en place au début des personnages, l’action ensuite pour une histoire touchante, tranchante. Merci aux sentiments qui débordent de ce bouquin et qui touchent à chaque coup, le lecteur.

Au niveau de l’histoire : Merci l’amitié entre ces 4 personnages que tout repoussent mais surtout que tout attire.

Les personnages : Tous différents, mais la vie les réunira. Ils s’apprivoiseront, ont leur passé et leurs blessures mais malgré tout l’histoire d’amitié est présente dans ce bouquin. La solitude est un sentiment néfaste, mais ici cette solitude rapproche les gens.

Pour résumé : Ce livre est un bol d’air frais, une histoire fluide que j’ai dévoré. Pas d’ornement, juste ce qu’il faut pour en faire une lecture très agréable et qui fait réfléchir. Merci à l’auteure de mettre par écrit des sentiments que nous vivons tous les jours et que pourtant, nous ne faisons pas attention. Un livre qui en le refermant, on quitte presque à regret cette ambiance et les personnages. Un livre comme on les aimes quoi. Pour le meilleur et pour le pire.

Back in URSS – Ira De Puiff

V.O : Back in URSS

244 pages aux éditions France-Empire

                              ● Synopsis :

Plus qu’un roman, c’est un témoignage inattendu et personnel, quasiment autobiographique, sur la découverte d’une certaine forme de liberté accordée à tout un peuple qui en avait été privé pendant soixante-dix ans.
Or, il est intéressant et touchant, dans cette confession d’une « rescapée de la pérestroïka », de découvrir au-delà des premiers émois de la jeunesse, l’émergence d’une nouvelle sensibilité avec ses rêves et ses frustrations, ses nostalgies et ses chimères. Ce qui est nouveau et original également, c’est la prise de conscience pour un occidental des fausses impressions que nous avons retenues de cette époque qui ne s’est pas exactement passée comme nous l’imaginions, ni comme on nous l’a racontée.
Pour la première fois, les illusions résultant de la fausse propagande s’évanouissent. La Russie apparaît sans masque et le nouveau régime sans faux semblant.

                              ● Mon Avis :

Back in URSS, le livre que j’attendais impatiemment de recevoir par voie postale. C’était avec impatience et envie que j’ai attaqué ce bouquin de l’auteure Ira De Puiff. Première chose en le voyant : la couverture rouge – plus rouge que rouge -, peut-être pour faire référence au communisme, et donc première référence avant même d’ouvrir ce livre au pays natal de l’auteure, sa chère Russie ? Une couverture accrocheuse, un format toujours aussi élégant cette lecture commence vraiment bien.

Je tiens tout d’abord à remercier la maison d’édition France-Empire, Ramiro L. Valderrama et bien entendu l’auteure Ira De Puiff pour m’avoir fait confiance et m’avoir permis de connaître ce petit bijou littéraire.

Tout d’abord le style de l’auteur : Fluide, très fluide ! On se laisse emporter par le tourbillon de la vie de l’auteure sans s’arrêter, par ses joies, ses peines ses amours et surtout par sa passion pour son pays la Russie. J’avais un peu peur en débutant ce bouquin : Mémoires d’une jeune femme russe veut dire dates, dates je risque de m’y perdre. Et bien pas du tout. Des dates oui il y en a, juste ce qu’il faut pour se mettre dans le contexte d’un pays hésitant, un pays en équilibre précaire. Ce n’est pas vraiment le style de l’auteur mais cela aussi améliore la lecture : des chapitres courts, trois grandes parties, trois moments clé de la vie de l’auteure, et ce que j’ai énormément apprécié ce sont les citations au début de chaque chapitre, des citations de joie, de constat et surtout des citations de liberté.

Pour les personnages : Pas de personnages à proprement parler, mais des personnes qui ont marqué de près ou de loin la vie d’Ira, de la famille en passant par les hommes politiques ou encore par les Beatles. Mais la personne qui a le plus marqué sa vie c’est incontestablement son papa. Ce livre est un message d’amour à ce père disparu, ce père qui l’a tant aimée et qui était son héros, ce père que toute petite fille rêverait d’avoir. Et c’est avec son père, que sur une Grande Roue en Russie, qu’Ira saura ce qu’est en finalité la vie. C’est une roue, où au début on grimpe, on grimpe au sommet et puis petit à petit à mesure que l’on vieillit on redescend au point de départ pour s’éteindre. Une version schématisé comme les enfants les aimes mais avec une telle vérité. Mais père et fille partageait une passion forte, une passion qui les lies à jamais : une passion pour les Beatles. Et c’est d’ailleurs sur une note de Pal McCartney que Back in URSS se termine, le dernier cri d’amour à son pays, mais encore et toujours à son père. Mise à part son papa, Ded son grand-père paternel a été aussi un homme phare dans sa vie. Accompagnée et encouragée jusqu’au bout, jusqu’au départ du pays aimé. Et enfin véritablement, son premier amour : Slavik, que malheureusement le système Russe à changer. Mais peut importe, le premier amour reste éternel, même si l’excès l’a emporté.

Pour l’histoire : Comme je vous l’ai dis, Back in URSS est découpé en trois parties. La première partie nous raconte la vie de ses parents avant sa naissance jusqu’à l’accouchement de sa maman Olia. Son père était d’une famille aisée, sa maman d’une famille assez pauvre et qui rêvait d’un avenir meilleur dans de meilleure condition de vie. C’est dans cette partie que nous voyons l’amour immense d’Edik son père dès sa naissance. La seconde partie fait référence à son enfance, les ballades avec son père, la vie de plus en plus dure des Russes, le manque de logement qui conduira cette famille à déménager et à faire des rencontres. L’émerveillement et la joie de l’enfance sont très présents dans cette partie. Dans la dernière partie nous retrouvons une Ira beaucoup plus mature, une Ira déjà femme. Entre petits boulots, renversements politiques, les mafias qui règlent la vie des habitants il faut se trouver une place. C’est à ce moment que la vie d’Ira a radicalement changé. A la mort de son père, Ira quitte tout : une mère désespérée de ne pas vivre convenablement, un grand-père paternel qui la mort de son fils à anéantis et surtout un pays quelle a tant aimé, dans la richesse et la pauvreté pour se rendre dans un pays de rêve à cette époque : la France. Néanmoins dans chaque partie l’auteure fait un clin d’oeil à son enfance, avec des biographie sommaire de la personne phare du chapitre : Mon grand-père aime ça. Mon grand-père n’aime pas ça. Comme quoi on reste quelque part au fond de nous, des éternels enfants.

Pour résumé : On va essayé de résumer tout cela. Il n’y a que des points positifs dans ce livre. Les sentiments sont transmis avec force que ce soit la joie, la peine, l’humour, le désespoir ou l’amour. Chaque sentiment touche le lecteur simplement – OK je l’avoue. Oui j’ai pleuré à la fin. Juste un peu … – . Il n’y a pas une seconde d’ennuis, chaque époque de la vie d’Ira de Puiff est traité simplement sans chichis, sans embellir, c’est à la fois le personnage principal mais aussi un narrateur qui raconte son propre vécu. Mais il n’y a pas que ça. Il n’y a pas que le fait de raconter son histoire dans ce bouquin. Il y a aussi une dénonciation envers les médias principalement qui nous ont fait voir la Russie comme un méchant pays, un pays d’ivrognes et de filles légères. Quand on a finit de lire Back in URSS nous voyons la Russie autrement. Nous voyons la Russie et surtout les Russes comme des personnes adorant leur pays même dans les coups durs. Nous voyons la Russie se relever et s’élever lentement du chaos. Et surtout nous imaginons à la dernière ligne, le bonheur de vivre dans un pays où la liberté est reine.

L’Élégance du hérisson – Muriel Barbery

V.O : L’élégance du hérisson

359 pages aux éditions Gallimard

                              ● Synopsis :

  » Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.

Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. « 

                              ● Mon Avis :

Lu il y a deux ans, je garde un avis assez net de ce livre qui m’a énormément plu mais dont parfois le vocabulaire est assez difficile. A voir les avis sur le Net, soit on aime soit on déteste un peu comme Marguerite Duras.

Le style de l’auteur : Rien qu’avec le résumé, on peut voir que le style de Muriel Barbery est rempli d’émotions mais surtout son style est drôle. Entre auto-dérision, bouleversement de ce que nous pensons être les concierges et le destin qui va mêler Paloma et Renée, L’Élégance du hérisson est un livre à part. J’ai totalement adoré le style de l’auteur, l’ambiance du livre et surtout Renée, la concierge.

Pour les personnages : Renée je l’ai adoré. Un puits un science, une véritable encyclopédie, parfois même on peut s’y perdre. Une femme qui cache bien son jeu et qui mériterait mieux que son rôle de concierge. Cette femme bouleverse aussi la perception que nous nous faisons de cet emploi – un peu stéréotypé et carrément grotesque j’y convient – : une concierge c’est débile, parce que pour être concierge faut pas être sorti de St-Cyr comme on dirait dans le sud. Et bien non ! Renée est très intelligente. D’ailleurs elle se fera une amie, Paloma une petite fille surprenante qui se sent incomprise par les adulte. Intellectuellement supérieure à la moyenne, elles parleront énormément. Les deux femmes que tout éloigne mais que tout rapproche analysent les comportements des gens qui les entourent avec cynisme mais vérité. Des personnages creusés, modelés avec beaucoup d’attention.

Pour résumé : Wahou. J’ai énormément aimé. Avec un style d’écriture adéquat, à la fois autoritaire et parfaitement cynique, l’auteur nous emmène dans la vie d’une concierge, une vie pas si monotone que cela. Beaucoup de réflexion, et comme je le disais d’analyse.  J’ai été un peu déçue de quitter à la fin du roman ces personnages auxquels je me suis attachée, et la fin tragique n’arrange rien. La nature garde tout les droits.

Le Mec de la tombe d’à côté – Katarina Mazetti

V.O : Grabben i graven bredvid

253 pages aux éditions Babel

                              ● Synopsis :

Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d’à côté, dont l’apparence l’agace autant que le tape-à-l’œil de la stèle qu’il fleurit assidûment. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s’en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d’autodérision. Chaque fois qu’il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis… C’est le début d’une passion dévorante. C’est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d’amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.

                              ● Mon Avis :

L’un des rares prêt que j’ai effectué dans le CDI de mon lycée. Il me faisait de l’oeil depuis un moment à la FNAC … Et puis le résultat n’est pas si mal pour ce livre non ? J’ai bien aimé.

Pour le style de l’auteur : Un style moins plat que prévus. L’auteure mélange avec dextérité tantôt l’émotion et tantôt l’amusement, le drôle. De plus voir une relation évoluée entre deux personnages, connaître leurs ressentis en dit long sur la manière dont l’auteur voit les choses.

Pour les personnages : Quel couple atypique ! Un lieu singulier pour une rencontre entre Désirée et Benny, des caractères opposés … Un cocktail de folie pour avoir des rebondissements. Leurs centres d’intérêts sont différents et pourtant … Des choses plus fortes, des émotions extrêmes ressortent de ce bouquin. L’amour ou plutôt la passion dévastatrice des premiers instants avec l’autre – et qui pour certains couples dure une éternité – sont décrites dans ces pages.

Pour résumé : Un bon petit bouquin, tendre, touchant et même drôle, pourtant les personnages sont pour ma part trop butés, trop têtus. Un autre point positif : pas d’ennuie avec ce livre. Second point positif : savoir alternativement le point de vue de Benny et de Désirée, cela permet au lecteur une anticipation pour l’histoire, et aussi d’avoir la sensation d’être plus intime avec le personnage comme si un vieil ami venez et nous vider son sac. Ce qui nous amène à nous dire, et si c’était moi, l’un des deux électrons libres que la vie rapprochera ? On rêve du grand amour évidemment.

Le dieu qui était mort si jeune – Frédéric Boyer

V.O : Le Dieu qui était mort si jeune

108 aux éditions P.O.L

                              ● Synopsis :

Le dieu qui était mort si jeune est un emportement, un texte de foi. Dans un mouvement excessif, c’est-à-dire à l’opposé de la sagesse et de la raison, haletant, éperdu, il chante la gloire de Jésus en tant qu’homme parmi les hommes, homme parmi ses frères. Il éclaire la démarche littéraire et philosophique de Frédéric Boyer en même temps qu’il la prolonge.
Frédéric Boyer est un écrivain chrétien. Son attitude singulière, y compris pour ceux qui se réclament de la même foi, n’est pas dans l’acceptation, elle est dans la colère, dans la violence, la recherche et le risque.

                              ● Mon Avis :

Longtemps dans ma PAL, je me lance et je tente. Ce n’était pas tellement à quoi je m’attendais …

Ici aucun personnage, aucune intrigue aucun but. Sauf 1 : l’auteur proclame son amour pour Jésus et la Chrétienté. Avec de nombreux exemple tiré du Nouveau Testament , il décrit la vie de Jésus. Le livre est structuré en « parties » chacun commençant de la même manière : J’aime Jésus car … . Frédéric Boyer dans ce bouquin nous explique selon lui, ce qui fait de Jésus un dieu à part, un dieu proche de l’homme car un homme lui-même. Que nous ne pouvons nous connaître et connaître Jésus que par la méconnaissance que nous avons de lui et surtout par ses absences. Que Jésus est un homme à part entière, qu’il nous dicte d’aimer son prochain et de l’aider car l’amour de dieu est un amour entier et qui aidera les peuples à vivre en paix entre eux.

Pour résumé : Au début j’ai été assez déroutée et pour tout dire, pas tellement enchantée. J’étais ravie que ce bouquin ne comporte que quelques pages parce que ce genre ce lecture ce n’est pas ma tasse de thé. Je lis pour me divertir, plonger dans un autre monde . Et quelques part on plonge littéralement dans un autre monde. L’auteur nous ouvre les portes de sa plus profonde foi, sa plus grande conviction. J’ai aimé le vocabulaire très riche de ce tout petit livre, un vocabulaire qui nous perd aussi parfois … Dommage. Quelques rares bon côté qui renforcent un bouquin parfois ennuyeux où les passages compréhensibles se font rares et où il faut parfois trop réfléchir pour savoir où l’auteur veut en venir.

À tout jamais – Nicholas Sparks

V.O : A Walk to Remember

224 pages aux éditions Pocket

                              ● Synopsis :

Chaque mois d’avril, Landon Carter est assailli par les souvenirs de sa dernière année de lycée. C’était en 1958, dans la petite ville de Beaufort, en Caroline du Nord. Fils de bonne famille, il aimait retrouver ses amis en classe, inviter ses jolies camarades, faire le mur de temps en temps, et se moquer de la fille du pasteur : avec sa bible, son éternel chignon et son dévouement sans faille qui plaisait tant aux grandes personnes , Jamie Sullivan avait le don de l’agacer. Pour le bal du lycée, Landon, qui se retrouve sans cavalière, est contraint de l’inviter. Elle le prévient : « D’accord, mais promets-moi de ne pas tomber amoureux de moi. » La vie en décide autrement : entre les deux jeunes gens, c’est le coup de foudre. Mais Jamie apprend à Landon qu’elle n’a plus que quelques mois à vivre.

                              ● Mon Avis :

Je viens de finir ce bouquin et j’ai aussi un avis assez mitigé. J’adore les livres avec de la romance, et au vus de la quatrième de couverture je m’attendais à avoir des larmes aux yeux avec des sentiments contradictoires comme la colère, la tristesse etc. Pourtant je n’ai guère eu ces impressions.

Pour le style de l’auteur, assez classique en somme, fluide l’histoire est prenante. Pourtant, au tout début du roman savoir que nous plongeons au coeur des souvenirs d’un homme aimant est une formidable entrée en la matière.

Au niveau de l’histoire : Landon est contraint de jouer une pièce de théâtre … Il aura pour partenaire Jamie, fille du pasteur toujours plongée dans sa Bible … Assez barbant pour lui. Fatalement il tombe fou amoureux d’elle … Mais une tragédie va les frapper. Je dois reconnaître j’ai bien aimé l’histoire. Le fait que Jamie et Landon soit de deux univers différent m’a permit de bien poursuivre ma lecture et de lui tourner une tournure plus mystique. En effet, tous le long de ce roman, Dieu est omniprésent. Jamie Lui fait entièrement confiance, mais Landon Lui montre quelques réticences. Malgré tout et l’originalité de l’histoire, cette lecture n’a pas atteinte mes espérances. Il y avait très peu d’émotion … J’ai trouvé le coeur du roman plat.

Au niveau des personnages : J’ai adoré les deux principaux : Jamie et Landon. Les deux sont obstinés, amoureux et attachant. Même si Landon a parfois été méchant avec Jamie dans le passé, on sent qu’il est la bonté incarnée.

Pour résumé : Un livre assez bien, heureusement qu’il est petit car il ne m’a guère touchée, compte tenue de mon passé assez similaire avec l’histoire. J’ai trouvé les émotions trop factices … Sauf vers la fin. On sent le rebondissement et l’amour. Le début et la fin du livre en  » flash-backs  » été une très bonne idée, sa change. Je me suis trompée en lisant :  » J’avais 17 ans quand ma vie a été bouleversée à jamais  » je ne pensais pas à cette fin .

Insecte – Claire Castillon

V.O : Insecte 

134 pages aux éditions Piment

                              ● Synopsis :

Ma fille est ma meilleure amie ; mon père n’est pas méchant, maman ; arrange-toi, tu es déguisée ; ma mère est bête; ma fille est idiote; j’aime encore mieux que mon mari me trompe avec notre fille ; ma fille est née dans une rose mais périra dans le chou ; ma mère a un cancer, elle m’énerve ; ma mère se laissait tellement aller qu’elle est morte. Quand les tête-à-tête entre mères et filles deviennent autant de raisons de vivre ou de mourir.

                              ● Mon Avis :

Hop hop hop, voilà je viens de finir ce petit bouquin, ce petit insecte bizarre ce nom non ? Alors je me lance et puis … le drame. C’était super ! Drôle, dur, tendre, mesquin, hystérique et émouvant, ce petit bijou signé par Claire Castillon a de quoi déconcerté, étonné et surtout plaire. Description et analyse des situations que peuvent rencontrer mère/fille, des situations souvent dures.

Le style de l’auteur me fait penser à l’écriture de Marguerite Duras – que je vénère – : des phrases courtes mais efficace, des métaphores à répétition, de la poésie et des sentiments tout pour me plaire ! Je suis sous le charme.

Au niveau de l’histoire, ou plutôt des histoires : une vingtaine de courts textes chacun changeant l’histoire et le rôle des mères/filles. Il y a de tout : D’une mère silencieuse, peureuse de la réalité et ne sait pas faire face à l’inceste dans sa famille, de la mère qui se comporte en copine avec sa fille, de la fille parano et angoissée qui trouve sur le fait son mari et sa mère en pleine copulation, d’une mère poule et de sa fille qui rêve de liberté, de la mère qui drogue sa fille car elle-même est dépressive ou bien d’une mère qui façonne sa fille à être femme avant l’heure selon son propre modèle de séduction … L’auteure critique, met en page, nous relate des histoires où rares sont les noms cités mais où toutes les femmes se sentent représentés à un moment ou un autre.

Pour les personnages : Comme je le disais, rares sont les noms. C’est pour nous plus facile de s’imaginer à la place des mères et des filles. Souvent dans ce bouquin l’homme joue un mauvais rôle : pratiquant l’inceste, voulant séparer une mère de sa fille handicapée … Cinglant . Malgré tout, quelques part même infime, l’amour est présent dans ces histoires. Les rôles se confondent et s’inversent parfois, mais chaque texte est l’apogée de relation anormale.

Pour résumé : non ce livre n’est surement pas un modèle de comportement ! Mais relate parfois la triste réalité des choses. J’ai beaucoup aimé au fil des textes savoir ce que pense le personnage mis en lumière et généralement c’est pas gai. Une très belle plume, des personnages attachants mais bien réels, Claire Castillon a signé un petit chef-d’oeuvre où les tabous se mélangent et se confondent.

Attentat – Amélie Nothomb

V.O : Attentat

153 pages aux éditions Le Livre de Poche

                              ● Synopsis :

Laideur et amour, deux thèmes chers à Amélie Nothomb, étroitement imbriqués dans une sorte de conte cruel.  » Attentat  » met en scène Epiphane Otos, devenu paradoxalement la star d’une agence de top modèles à cause de sa laideur singulière et amoureux d’une jeune comédienne Ethel, émue par sa hideur. L’amour n’est pas le monopole des Apollons, la preuve Epiphanos gagnera les faveurs d’Ethel, pour toujours !

                              ● Mon Avis :

Amélie Nothomb, une auteure dont j’avais beaucoup entendu parler mais sans jamais oser acheter un livre. Je me suis donc lancer avec Attentat, un petit mais percutant bouquin ou la tendresse et l’ironie se mêlent.

Le style de l’auteur a en soi rien de particuliers. Pourtant, ses phrases portent au coeur, c’est tendre mais dur. Amélie Nothomb donne beaucoup avec une écriture directe à la première personne, nous nous sentons dans la peau du personnage. Au travers d’Epiphanos, l’auteure nous donne une critique de la société de nos jours, du beau et du laid.

Au niveau de l’histoire : un homme très laid, très déformé tombe amoureux d’une belle femme. Paradoxalement, grâce à sa laideur Epiphanos devient l’emblème d’une grande marque de haute couture. Thème un peu simple je vous l’accorde, mais qui fait son bout de chemin.

Pour les personnages : Ils sont tous très originaux. Epiphanos est cynique, se moque des regards et aime même les avoir sur lui. Il ne se permet pas l’amour d’une femme mais au contact de la belle Ethel, il oublie tout et surtout son physique pour la séduire.

Pour résumé : un bon petit livre, pas tellement un coup de coeur mais un bouquin assez original dans l’ensemble. L’écriture de l’auteure est super bien, très prenant et assez fluide. J’ai bien aimé !